Tara et des ONG craignent l’enterrement du projet de consignes plastiques
Tara océan et plusieurs ONG ont fait part samedi de leur inquiétude après que l'exécutif a assuré que la généralisation du...

Tara et des ONG craignent l’enterrement du projet de consignes plastiques

Tara océan et plusieurs ONG ont fait part samedi de leur inquiétude après que l'exécutif a assuré que la généralisation du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Tara océan et plusieurs ONG ont fait part samedi de leur inquiétude après que l'exécutif a assuré que la généralisation du principe de la consigne des bouteilles plastiques ne se ferait pas sans l'accord des maires.

L'esprit du projet de loi anti-gaspillage et pour une économie circulaire est d'avoir "des consignes de tri uniques sur tout le territoire", a plaidé Henri Bourgeois Costa, porte-parole de la fondation Tara, au retour d'une expédition scientifique sur la contamination des fleuves européens aux microplastiques.

"Si on remet la consigne à la bonne volonté de chacun, nous allons avoir un système qui va se développer différemment d'un endroit à l'autre", a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron a assuré cette semaine que "rien ne sera fait sans l'accord des maires" pour la consigne des bouteilles plastiques et Edouard Philippe a enfoncé le clou en clôture du congrès de l'Association des maires de France (AMF). L'AMF en déduit qu'"il n'y aura pas de consigne sur les emballages en plastique".

Mais pour le porte-parole de la fondation Tara, seule la consigne sur les bouteilles, qu'elles soient ensuite réemployées ou recyclées, permettrait d'atteindre des taux de collecte supérieurs à 90%.

Il met aussi en avant la forte demande des Français en ce sens.

WWF, Zero waste et la fondation Surfrider estiment par ailleurs dans un communiqué que "la décision de ne pas acter le retour de la consigne au service du développement du réemploi serait très préoccupante car elle conforterait le statu quo, donc l'aggravation de la pollution plastique".

Le gouvernement vise 100% de plastiques recyclés d'ici 2025, un objectif jugé très ambitieux.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at National Assembly
3min

Politique

Affaire Lyhanna : perpétuité pour les viols en série, enquêtes plus rapides…  les premières réponses de Sébastien Lecornu

Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants.

Le

Tara et des ONG craignent l’enterrement du projet de consignes plastiques
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le

marche ok
9min

Politique

Affaire Lyhanna : la recherche de « boucs émissaires » risque d’éclipser les raisons plus « systémiques », mettent en garde les sénateurs

Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, « pense » qu’il y a avant tout « des défaillances » dans cette affaire, les sénateurs de la commission des lois estiment que les raisons sont multiples. Dominique Vérien pointe la faiblesse des consignes du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le manque de moyens est aussi relevé. « Les magistrats travaillent comme des dingues, faudra sortir du déni et de l’aveuglement », alerte la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie.

Le