Taubira n’en « rêve pas » mais n’exclut pas d’être candidate en 2022
L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, "inquiète de l'état de nos sociétés, du monde", n'a pas totalement exclu jeudi d...

Taubira n’en « rêve pas » mais n’exclut pas d’être candidate en 2022

L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, "inquiète de l'état de nos sociétés, du monde", n'a pas totalement exclu jeudi d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, "inquiète de l'état de nos sociétés, du monde", n'a pas totalement exclu jeudi d'être candidate à l'élection présidentielle de 2022 même si elle "n'en rêve pas".

Interrogée avec insistance sur France Inter sur une possible candidature, l'ancienne députée de Guyane a fini par lâcher: "S'il se dégage que c'est à moi de tenir le gouvernail, de prendre les rênes, de me bander les muscles intellectuels, affectifs et de tenir pour qu'on avance ensemble...".

"C'est une responsabilité dont je ne rêve pas parce que j'aurais moins le temps de lire la nuit, mais voilà", a-t-elle aussitôt complété.

Invitée à préciser ses propos, elle a ajouté: "Oui, je serai là s'il faut se battre, parce que je suis très inquiète de l'état de nos sociétés, du monde".

Mais elle a tempéré: "N'allez pas résumer ça en disant que je serai candidate à la prochaine élection présidentielle. Ce n'est pas ce que je dis parce que ce n'est pas ce que je pense".

"Je n'ai pas une vision messianique de la politique et je ne crois pas aux femmes, aux hommes providentiels", a-t-elle expliqué, insistant sur le fait que "le combat politique est un combat collectif".

Selon elle, "la gauche reviendra inévitablement pour la raison toute simple que c'est une nécessité, le monde a besoin des idéaux de gauche", notamment de "l'ambition d'égalité".

"Je ne suis derrière personne mais j'ai beaucoup d'estime, d'amitié et d'affection pour Bernard Cazeneuve", a-t-elle commenté à propos de l'ancien Premier ministre de François Hollande, lui aussi "candidat à rien" mais cité comme un possible candidat socialiste en 2022.

"La gauche a plus que jamais besoin de Christiane Taubira pour renaître de ses cendres", a réagi sur Twitter Raphaël Glucksmann, ancienne tête de liste PS/Place publique aux européennes de mai dernier.

Candidate du Parti radical de gauche (PRG) à l'élection présidentielle de 2002, Mme Taubira avait obtenu 2,32 % des voix.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le