Plus de 200 jeunes ont manifesté vendredi à Paris contre l'"inaction climatique" du gouvernement, une première mobilisation timide comparée aux milliers d'élèves ayant défilé en Belgique ou au Royaume-Uni.
A l'appel de l'adolescente suédoise Greta Thunberg et de son mouvement "Fridays for future", des écoliers et étudiants descendent dans la rue une fois par semaine dans de nombreuses villes du monde.
Mais le mouvement n'avait pas encore gagné la France. Vendredi, à l'appel d'un collectif d'étudiants d'Ile-de-France, des dizaines de jeunes portant des pancartes "Sauve un panda, taxe un banquier" ou "moins de riches, plus de ruches" se sont assis devant le ministère de la Transition écologique, bloquant la circulation, a constaté une journaliste de l'AFP.
"L'idée, c'est de donner des leçons au gouvernement: lui donner une revendication claire par semaine, lui donner une semaine pour la mettre en place et si ce n'est pas le cas, il y aura une punition symbolique. Ça peut prendre la forme de désobéissance civile, par exemple des blocages", explique Basile Fighiera, 21 ans, étudiant en Affaires internationales et développement durable.
Manifestation de jeunes devant le ministère de la Transition écologique à Paris, le 15 février 2019
AFP
"On veut mettre la pression sur les décideurs pour qu'ils prennent des décisions drastiques et pas des petits pas", poursuit-il. Et s'il reconnaît que la mobilisation en France "commence doucement", il espère que la grève mondiale du 15 mars "sera un feu d'artifice".
"C'est encore un peu timide mais j'espère que ça va prendre de l'ampleur", renchérit Mathide Nutarelli, 21 ans, étudiante à Paris-Dauphine.
De jeunes Français ont relayé cette semaine l'appel à une "grève mondiale pour l'avenir" le 15 mars, lancé également par Greta Thunberg, 16 ans, qui chaque vendredi depuis des mois sèche les cours pour aller protester devant le parlement suédois.
"C'est le monde dans lequel on va vivre, on est aussi légitime que d'autres pour s'exprimer", commente Elise, 17 ans, lycéenne parisienne, un bandeau vert et des fleurs dans les cheveux. "On revendique d'avoir une voix dans la transition écologique, ça ne peut plus attendre".
La secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson est sortie à la rencontre des jeunes massés devant son ministère. "Derrière ces portes, contrairement peut-être à ce que certains peuvent penser, vous n'avez pas des adversaires mais des alliés", a-t-elle lancé.
Le ministre François de Rugy s'était réjoui de l'annonce de cette mobilisation, souhaitant que les jeunes générations "commencent à convaincre leurs parents".
Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.
Après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate, le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, « souhaite que le PS se mobilise à tous les niveaux » pour le candidat « presque adoubé ». Mais « c’est une première étape, il faut transformer l’essai ».
Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.
Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».