Traité Ceta: la commission d’évaluation promise par Macron installée jeudi
La commission d'évaluation du Ceta, le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada, va être installée jeudi à...

Traité Ceta: la commission d’évaluation promise par Macron installée jeudi

La commission d'évaluation du Ceta, le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada, va être installée jeudi à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La commission d'évaluation du Ceta, le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada, va être installée jeudi à Matignon, selon l'agenda du Premier ministre Édouard Philippe.

Cette "réunion d'installation", qui aura lieu jeudi à 11H30, lancera cette commission d'évaluation, promise par Emmanuel Macron le 1er mai, quelques jours avant son élection.

Alors candidat, M. Macron avait fait un pas vers les écologistes et les altermondialistes en promettant "une commission de scientifiques" pour évaluer les conséquences de l'accord et "faire modifier le texte" si besoin.

Disant défendre l'accord "par esprit de cohérence", il avait toutefois dit "entendre les doutes et les incertitudes".

Cette commission, avait-il dit il y a deux mois, serait composée "d'experts, de scientifiques irréprochables, dénués de tout lien avec les lobbies comme (avec) les industriels, pour dire ce qu'il en est exactement des conséquences environnementales, sur la santé, de cet accord".

Deux ONG, dont la Fondation pour la nature et l'homme (FNH, ex-Fondation Nicolas Hulot), ont par ailleurs réclamé vendredi à Emmanuel Macron "le report de l'entrée en vigueur provisoire du Ceta", prévue dans les prochaines semaines.

Le Conseil Constitutionnel doit se prononcer en juillet sur le Ceta. Il a été saisi le 22 février par des parlementaires, une initiative que trois organisations - la FNH, l'Institut Veblen et Foodwatch - ont soutenue en déposant le 1er mars un mémoire auprès des Sages.

Pour les ONG, le Ceta porte atteinte au principe d'égalité devant la loi, en permettant le recours à des arbitrages privés plutôt qu'aux juridictions nationales. En outre, le principe de précaution n'y figure pas. Les opposants craignent aussi pour le droit à l'information des citoyens en matière environnementale, l'action climatique et l'agriculture locale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Traité Ceta: la commission d’évaluation promise par Macron installée jeudi
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Traité Ceta: la commission d’évaluation promise par Macron installée jeudi
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le