Transition écologique : « L’écologie gentille » ne « marchera pas » prévient Hamon
La leçon de la démission de Nicolas Hulot est que "l'écologie gentille" ne "marchera pas" pour réussir une transition écologique,...

Transition écologique : « L’écologie gentille » ne « marchera pas » prévient Hamon

La leçon de la démission de Nicolas Hulot est que "l'écologie gentille" ne "marchera pas" pour réussir une transition écologique,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La leçon de la démission de Nicolas Hulot est que "l'écologie gentille" ne "marchera pas" pour réussir une transition écologique, a affirmé mercredi Benoît Hamon, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017.

"Le meilleur des écologistes, le plus populaire, celui qui réunissait un peu tous les suffrages sur la qualité de ses convictions et des réponses qu'il proposait, dans un gouvernement qui n'est pas écologiste, ne peut pas modifier le rapport de force", a déploré M. Hamon sur BFMTV et RMC, au lendemain du départ surprise du ministre de la Transition écologique.

"La leçon qu'on doit en tirer, c'est qu'il n'y a pas d'écologie gentille, qui dirait : +Il faut convaincre le patron de Monsanto d'arrêter de polluer et de rendre nos enfants malades+, ça ne marchera pas", a prédit le fondateur du mouvement Générations.

"Cela supposera que tout un gouvernement soit écologiste", a-t-il avancé, fustigeant un "Etat qui devrait être protecteur de nos cadres de vie (...), devenu en quelque sorte prédateur".

Benoît Hamon a également réitéré sa proposition de la campagne de 2017 de voir publiés les noms des grands donateurs, notamment pour la campagne d'Emmanuel Macron, et ainsi savoir si le soutien financier "d'éminents représentants des lobbies des chasseurs, de l'extraction minière, de l'industrie chimique" n'expliqueraient pas "que ce gouvernement soit si timide", "à rebours de l'ère du temps".

L'ancien ministre, rappelant que Nicolas Hulot avait voté pour lui au premier tour de la présidentielle, s'en est également pris à un "modèle capitaliste marchand" dans son état actuel "incompatible" avec l'urgence écologique.

"Si sur ces sujets, on n'assume pas que la transition écologique va construire un rapport de force qui ne sera pas favorable aux grands intérêts financiers, on ne fera pas d'écologie", a-t-il alerté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Transition écologique : « L’écologie gentille » ne « marchera pas » prévient Hamon
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le