Jeudi noir notamment dans les transports, J-1: cheminots, enseignants, étudiants, policiers, avocats s'apprêtent à se mobiliser à l'appel de...
Ultimes préparatifs avant un jeudi noir contre la réforme des retraites
Jeudi noir notamment dans les transports, J-1: cheminots, enseignants, étudiants, policiers, avocats s'apprêtent à se mobiliser à l'appel de...
Par Aurélie CARABIN
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Jeudi noir notamment dans les transports, J-1: cheminots, enseignants, étudiants, policiers, avocats s'apprêtent à se mobiliser à l'appel de plusieurs syndicats et partis d'opposition et aux côtés de "gilets jaunes" contre la future réforme des retraites, que l'exécutif se dit déterminé à mener à son terme.
Les syndicats opposés au futur "système universel" de retraites remplaçant les 42 régimes existants vont-ils "rejouer 95" et ses trois semaines de grèves contre la réforme des régimes spéciaux?
Ceux des cheminots, qui appellent à un mouvement illimité, promettent une démonstration de force jeudi et probablement au-delà. Au siège de la SNCF, on envisage que le mouvement dure jusqu'au 12 décembre, date autour de laquelle le Premier ministre Édouard Philippe devrait préciser les contours de la réforme.
"Demain (jeudi), il faut trouver la sortie de crise tout de suite", a insisté sur RTL le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dénonçant "un problème de conception du dialogue" par le gouvernement. Sa confédération n'appelle pas à la mobilisation car elle est favorable à l'instauration d'un régime universel de retraite par points bien qu'opposée à l'allongement de la durée de travail envisagée pour combler les déficits.
Mais sa fédération cheminote et certaines de ses fédérations enseignantes, si.
Depuis le sommet de l'OTAN à Londres, le président Emmanuel Macron a prévenu mercredi: "j'aurai à m'exprimer devant les Français au moment où je le considèrerai opportun, et je le ferai depuis Paris".
Des TGV à à la gare Montparnasse lors d'une grève à la SNCF, le 28 octobre 2019 à Paris
AFP/Archives
D'après la SNCF, 90% des TGV et 80% des TER seront annulés jeudi, la RATP prévoyant un trafic "extrêmement perturbé" avec 11 lignes de métro fermées.
Face à cette situation, le gouvernement tente une riposte. Une "cinquantaine" de "cars Macron" pourraient proposer un service alternatif de transports à Paris et dans ses proches banlieues nord et sud, a annoncé le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.
Dans le ciel, Air France a annulé 30% de ses vols domestiques, 15% des moyens-courrier, et EasyJet 233 vols intérieurs et moyen-courrier.
- "Black Blocs" -
Côté service public, les profs ne seront pas en reste: selon le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, le taux de grève devrait atteindre 55% dans les écoles (78% à Paris), et seules "30% des écoles pourront assurer" un service minimal d'accueil. Selon lui, la moitié des enseignants en collège-lycée feront également grève. Une participation que les syndicats évaluent plutôt à 70% dans le primaire, 60% dans le secondaire.
Les services sanitaires se sont quant à eux "préparés" pour garantir la continuité des soins, a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. En Île-de-France, les soignants pourront par exemple dormir dans leur hôpital, dont les éventuels grévistes pourront être assignés.
EasyJet annule 233 vols intérieurs et moyen-courrier en raison de la grève contre la réforme des retraites, le 5 décembre 2019
AFP/Archives
Mais les arrêts de travail et les difficultés de déplacement n'épargneront pas les autres secteurs, en témoignent les fermetures de musées ou de théâtres déjà annoncées ou la non-parution de la plupart des quotidiens.
Le mécontentement s'exprimera aussi dans la rue, avec 245 manifestations partout en France, selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui s'attend à la présence de "quelques centaines" de "black blocs" et de "gilets jaunes radicaux" dans le cortège parisien, "peut-être quelques milliers" dans le pays.
A Paris, la préfecture de police a décidé de la fermeture de tous les commerces sur le parcours de la manifestation organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaires et quatre organisations de jeunesse, entre la gare de l'Est et Nation.
- "Une place pour les discussions" -
Fait rare, la CFE-CGC manifestera jeudi, la CFTC a laissé ses syndicats "libres" de rallier, des fédérations Unsa se rassembleront devant Bercy...
Déjà tournée vers l'après, l'intersyndicale à l'origine de la grève interprofessionnelle se réunira vendredi à 9H00.
RATP, SNCF, Air France, puis EDF, poids lourds, avocats, enseignants, crèches... Le mouvement a progressivement pris de l'ampleur, s'étendant aux "gilets jaunes", mais aussi au PS, au PCF, à La France insoumise et au Rassemblement national.
Dans un contexte social tendu, l'exécutif a enchaîné les réunions, dont un séminaire gouvernemental dimanche à Matignon. Le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye a accéléré le tempo pour revoir tous les syndicats avant jeudi. Il doit soumettre ses propositions lundi ou mardi.
La fermeté prime, Emmanuel Macron ayant prévenu qu'il ne "renoncerait pas" à sa promesse de campagne, quand Édouard Philippe se dit "plus déterminé que jamais".
Mais "il y a une place pour les discussions", a assuré la ministre des Transports Élisabeth Borne, alors qu'un report de l'application du nouveau système après 2025 est notamment sur la table.
A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.
Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…
A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.
« Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe », met en garde le patron des sénateurs Renaissance, alors que Gabriel Attal devrait annoncer bientôt sa candidature pour 2027.