Le 7 mai 2017, Emmanuel Macron remportait l'élection présidentielle avec 66,1% des voix face à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen. L...
Un an de Macron en images
Le 7 mai 2017, Emmanuel Macron remportait l'élection présidentielle avec 66,1% des voix face à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen. L...
Par Clare BYRNE
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Publié le
Le 7 mai 2017, Emmanuel Macron remportait l'élection présidentielle avec 66,1% des voix face à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen. L'AFP revient en images sur les douze premiers mois au pouvoir du plus jeune président français de l'histoire.
- Le monarque républicain -
Le président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte posent devant le Taj Mahal, le 11 mars 2018 à Agra, en Inde
AFP/Archives
Après cinq ans de présidence "normale" du socialiste François Hollande, M. Macron veut afficher davantage d'autorité et de stature. Deux heures après son élection, à l'âge de 39 ans, il endosse l'habit du président monarque lors d'un discours de victoire devant la pyramide illuminée du Louvre, un décor théâtral et inédit. L'image fait le tour du monde.
Le président se plaît à citer Jupiter, le dieu romain, pour signifier son intention de planer au-dessus de la mêlée, ce qui ne manque pas d'être moqué et décrié par l'opposition. Comme lors d'une marche anti-Macron samedi à Paris où il est dépeint en Napoléon, en roi soleil, en Jupiter ou en Dracula.
- Le globe-trotter -
Le président Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping (g) passent en revue la garde d'honneur, au Palais du Peuple, le 9 janvier 2018 à Pékin
POOL/AFP/Archives
Avec son slogan "la France est de retour" en bandoulière, Macron a voyagé aux quatre coins du monde pour s'affirmer comme le leader européen le plus visible du moment. En un an, il s'est rendu à Pékin, Washington, New Delhi et Sydney. Il a reçu les présidents russe, égyptien, américain ou encore le prince héritier d'Arabie Saoudite.
Partout, alors que les populismes nationalistes et l'illibéralisme sont en vogue, il s'est fait le chantre du multilatéralisme, de la démocratie et du libre-échange.
Il milite aussi pour refonder l'Union européenne. Mais des analystes pointent son isolement sur la scène européenne et son incapacité à infléchir le cours des choses sur des sujets comme le conflit syrien, le climat ou le nucléaire iranien.
- Le débatteur -
Le président Emmanuel Macron parle avec des étudiants de l'Ecole d'Application aux Métiers des Travaux Publics, le 4 octobre 2017 à Paris
POOL/AFP/Archives
Macron affectionne les bains de foule interminables où, sous l’œil d'une caméra, il cherche la joute verbale avec ses opposants. A l'étranger aussi, il aime débattre à bâtons rompus, notamment avec des étudiants, avec la même envie de convaincre.
Ce trait était déjà visible lors de la campagne lorsqu'il est allé au contact des ouvriers d'une usine Whirlpool en grève dans le nord de la France.
Président, il continue, allant à la rencontre des sinistrés de l'ouragan Irma dans les Caraïbes, des agriculteurs en colère ou récemment des cheminots en grève. Mais une majorité du pays demande encore à être convaincue. Selon une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po dimanche, 55% des Français dressent un bilan "négatif" de son action.
- Le chef de guerre -
Le président Emmanuel Macron (c) et le général Pierre de Villiers,chef d'état-major des forces armées, remonte les Champs-Elysées à bord d'un véhicule militaire, lors du défilé du 14 juillet 2017 à Paris
AFP/Archives
Le premier président français à n'avoir pas effectué son service militaire a tout de suite cherché à asseoir son autorité de commandant en chef des armées françaises. Dès son premier jour en fonction, le 14 mai, il a remonté les Champs-Elysées juché sur un camion militaire. "Je suis votre chef", a-t-il lancé sèchement deux mois plus tard aux militaires.
L'attaque visait principalement le chef d'état major Pierre de Villiers qui s'était indigné devant des députés de la baisse du budget de la Défense et qui allait démissionner quatre jours plus tard. En avril, Macron a pour la première fois endossé les habits de chef de guerre en ordonnant des frappes en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad.
- Le président selfie -
Le président Emmanuel Macron pose pour un selfie avec l'acteur américain Arnold Schwarzenegger, devant la Tour Eiffeil, le 12 décembre 2017 à Paris
POOL/AFP/Archives
Homme de son temps, le président Macron adore publier sur les réseaux sociaux des selfies en compagnie d'autres leaders de la planète. Ce fut le cas avec l'ex-gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, lors d'un sommet sur le climat à Paris en décembre.
Rebelote en janvier avec la Première ministre britannique Theresa May lors d'un déplacement à Londres. Ou le mois suivant à Tunis avec le président tunisien Béji Caïd Essebsi.
Cette image de transparence et d'accessibilité contraste avec ses relations souvent tendues avec les médias français qui lui reprochent de verrouiller sa communication et de les garder à l'écart. Ses services publient avec générosité des photos et vidéos sur les réseaux sociaux du président. Mais lui-même donne peu d'interviews et a ordonné le déménagement de la salle de presse de l'Elysée hors des murs du palais.
- Un couple qui fascine -
Les couples Macron et Trump lors d'un dîner sur la tout Eiffel à Paris, le 13 juillet 2017
AFP
Le couple que forme le président avec son épouse Brigitte, de 25 ans son aînée, continue à fasciner en France et à l'international.
L'ancienne professeure d'école est une habituée des couvertures de la presse people où elle apparaît souvent avec des tenues Louis Vuitton.
Les habitués de l'Elysée la décrivent comme discrète mais très influente qui s'invite régulièrement aux réunions de haut-niveau. "Dans ma tête, je suis l'épouse d'Emmanuel Macron, pas celle du président de la République.
Le président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, le 6 juillet 2017 à l'Elysée, à Paris
AFP/Archives
Même si je suis consciente de la responsabilité", a-t-elle déclaré récemment à des journalistes. Mais, certains critiquent la mise en scène du couple présidentiel, dont l'image est gérée par une agence spécialisée, prenant comme exemple une série de photos devant le Taj Mahal en Inde.
A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.
Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…
A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.
« Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe », met en garde le patron des sénateurs Renaissance, alors que Gabriel Attal devrait annoncer bientôt sa candidature pour 2027.