« Un an et demi n’est pas suffisant pour réussir » déclare Mounir Mahjoubi
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique est revenu sur l’interview d’Emmanuel Macron depuis le porte-avions « Charles-de-Gaulle »

« Un an et demi n’est pas suffisant pour réussir » déclare Mounir Mahjoubi

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique est revenu sur l’interview d’Emmanuel Macron depuis le porte-avions « Charles-de-Gaulle »
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dix-huit mois après son élection, le président de la République a accordé, mercredi 14 novembre, un entretien à la chaîne TF1 lors du journal de 20 heures. Parmi les sujets abordés, le Président a évoqué sa relation avec les Français et a admis ne pas avoir « réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants », ajoutant que le pouvoir ne leur a « sans doute » pas assez apporté de « considération ».

Mounir Mahjoubi ne veut pas parler d’un aveu d’échec après les propos du Président: « La raison pour laquelle il a été élu, la raison pour laquelle nous sommes arrivés au pouvoir, c’était ce diagnostic qu’il y avait quelque chose de cassé entre les Français et ceux qui les représentent. Il y avait quelque chose qui ne fonctionnait plus dans notre démocratie et une incompréhension majeure. Nous sommes venus avec des propositions, des solutions et les Français nous ont fait confiance. »

Il ajoute qu’il faudra du temps pour reconstruire le lien avec les Français : « Ce que dit de façon très humble le Président hier, c'est qu'un an et demi n'est pas suffisant pour réussir. Au bout d’un an demi, nous n’avons pas encore gagné sur la relation entre les citoyens et leurs représentants mais nous n’avons pas encore perdu. »

Il conclut en affirmant donner la priorité à la « reconnexion » : «Cela prend du temps de transformer. Je préfère rester exigeant et noter tout ce qu’on n’a pas réussi à faire. La priorité des prochains mois est celle de la reconnexion et de l’écoute. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le