Un autre sénateur va soutenir Marine Le Pen, assure Sébastien Chenu
Dans Audition Publique, le député du RN Sébastien Chenu a assuré que Marine Le Pen comptait toujours un soutien au Sénat, malgré le ralliement de Stéphane Ravier à Éric Zemmour. Il a également indiqué ne pas croire en un éventuel départ de Nicolas Bay.

Un autre sénateur va soutenir Marine Le Pen, assure Sébastien Chenu

Dans Audition Publique, le député du RN Sébastien Chenu a assuré que Marine Le Pen comptait toujours un soutien au Sénat, malgré le ralliement de Stéphane Ravier à Éric Zemmour. Il a également indiqué ne pas croire en un éventuel départ de Nicolas Bay.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

En conflit avec Marine Le Pen, dont il a critiqué le « manque de combativité », l’unique sénateur que comptait le Rassemblement national (RN) au Sénat s’est engagé dimanche dans la campagne d’Éric Zemmour, après 30 ans d’adhésion au parti. Le médiatique parlementaire marseillais Stéphane Ravier a franchi le pas, tout comme d’autres parlementaires du RN avant lui, Gilbert Collard ou Jérôme Rivière.

Pour la première fois depuis 2014, Marine Le Pen ne compte désormais plus aucun soutien au palais du Luxembourg. Le député RN Sébastien Chenu, invité ce 14 février 2022 d’Audition publique (sur LCP-Assemblée nationale, Public Sénat et Le Figaro Live) a toutefois contesté cette analyse. « Il n’est pas complètement dit que nous n’ayons qu’un sénateur qui soutienne Marine Le Pen », a-t-il corrigé. Et d’ajouter, sans citer son nom : « Il y aura au moins, à ma connaissance, un autre sénateur qui soutiendra Marine Le Pen. »

Le chef de file du RN au conseil régional des Hauts-de-France n’en dira pas plus, si ce n’est que le sénateur en question « vient des rangs de la droite ». L’une des hypothèses envisageables pourrait être le sénateur de Moselle (non-inscrit), Jean-Louis Masson. Cet ancien membre du RPR puis de l’UMP s’était présenté sur les listes de Laurent Jacobelli (RN) lors des régionales de 2021 dans le Grand Est. Le parlementaire, qui avait parrainé Nicolas Dupont-Aignan lors de l’élection présidentielle de 2017, avait seulement rejoint une « liste d’ouverture » en Moselle, sans adhérer au parti de Marine Le Pen. Plus récemment, ce samedi 12 février, le sénateur a été salué et remercié par David Rachline, vice-président du RN, lors d’une réunion publique à Metz. Joint par Public Sénat, le sénateur Jean-Louis Masson n’a souhaité ni infirmer, ni confirmer cette hypothèse.

Stéphane Ravier pourrait ne pas être le dernier nom parmi les défections. L’eurodéputé Nicolas Bay avait donné une interview pour le moins ambiguë, lors d’un duplex sur BFMTV fin janvier. Le porte-parole a semé le doute, en déclarant qu’il n’a « pas à [se] justifier sur ce qu’[il] ferait dans un mois, six mois ou un an » et qu’il ne « considère pas qu’Éric Zemmour est un ennemi ». Sébastien Chenu a voulu tordre le cou à l’idée d’un éventuel départ. « Aujourd’hui, je ne l’ai pas entendu critiquer Marine Le Pen, pourquoi est-ce qu’il partirait ? […] Aujourd’hui, il nous a assuré parrainer Marine Le Pen ». Cette dernière précision n’est cependant pas un gage total puisque Stéphane Ravier lui-même avait attribué son parrainage de parlementaire à Marine Le Pen, comme « solde de tout compte ». Cette même écharpe tricolore de sénateur qui reste en travers de la gorge de Sébastien Chenu. « Quand vous avez un mandat que vous avez obtenu grâce à ce parti politique, vous avez la grandeur, l’élégance — ce sont des mots qui, peut-être, ne marchent pas avec la politique — de démissionner. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le