Un journaliste de Marianne « plume » de Fillon: le directeur de l’hebdo met en avant l’indépendance du journal
Le directeur de la rédaction de Marianne, Renaud Dély, a défendu dans une tribune mercredi la "réputation d'indépendance" de l...

Un journaliste de Marianne « plume » de Fillon: le directeur de l’hebdo met en avant l’indépendance du journal

Le directeur de la rédaction de Marianne, Renaud Dély, a défendu dans une tribune mercredi la "réputation d'indépendance" de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le directeur de la rédaction de Marianne, Renaud Dély, a défendu dans une tribune mercredi la "réputation d'indépendance" de l'hebdomadaire, assurant que Joseph Macé-Scaron, recruté comme "plume" de François Fillon selon le Canard enchaîné, n'avait "plus aucune influence sur la ligne éditoriale" depuis un an.

Dans son édition de mercredi, le Canard rapporte que le journaliste de Marianne, Joseph Macé-Scaron, a été recruté depuis plusieurs semaines comme "plume" de François Fillon, une information confirmée à l'AFP par deux sources proches des Républicains.

"Cet engagement purement individuel, dont il n'avait pas informé la direction de Marianne, ne saurait rejaillir d'une façon ou d'une autre sur la collectivité de notre journal et sur sa réputation d’indépendance", écrit Renaud Dély dans cette tribune publiée sur le site de Marianne.

"Ancien directeur de la rédaction de Marianne (jusqu'en 2016, ndlr), Joseph Macé–Scaron n'y exerce plus aucune responsabilité exécutive depuis le mois de mai 2016. Depuis un an, il n'a plus aucune influence sur la ligne éditoriale du journal", poursuit-il.

"Joseph Macé-Scaron a informé il y a un mois le directeur de la publication de sa volonté de quitter l'entreprise. Dès lors, il a abandonné son titre honorifique de +président du comité éditorial+, qui ne correspondait à aucune fonction effective. De même, Joseph Macé-Scaron a cessé de publier la chronique hebdomadaire qu'il avait conservée dans nos colonnes", détaille Renaud Dély.

"Depuis le début de la campagne présidentielle, Marianne a traité de façon libre et indépendante chacun des candidats en lice. Notre journal n'a pas ménagé ses efforts pour enquêter sur les affaires et les mensonges de François Fillon", assure le directeur de la rédaction de l'hebdo.

"Fier de son indépendance, Marianne, journal de combats républicains, laïcs et progressistes, ne soutient aucun des prétendants à l'Elysée", affirme-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le