Un tapis de Claude Lévêque à l’Elysée : « Il sera très certainement retiré », assure Roselyne Bachelot
Le célèbre plasticien est accusé de « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». Une enquête préliminaire a été ouverte au printemps 2019 par le parquet de Bobigny.

Un tapis de Claude Lévêque à l’Elysée : « Il sera très certainement retiré », assure Roselyne Bachelot

Le célèbre plasticien est accusé de « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans ». Une enquête préliminaire a été ouverte au printemps 2019 par le parquet de Bobigny.
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Faut-il retirer les œuvres des artistes mis en cause dans les affaires de violences sexuelles ? Pour la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, la réponse est plutôt oui. « Je suis pour que l’on se pose la question. D’ailleurs un certain nombre de personnes l’ont déjà fait, ou de collectivités comme Montreuil qui s’apprête à retirer les œuvres de Claude Lévêque. Pour ma part je souhaite que dans les lieux publics la question soit posée », a-t-elle répondu à la sortie des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi au Sénat.

Claude Lévêque, célèbre plasticien, est accusé de « viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans » comme l’a révélé le Monde début janvier. Sa notoriété est telle qu’une de ses œuvres - un tapis - a été acquise par l’Elysée. « Je pense qu’il sera très certainement retiré étant donné l’aspect emblématique de la présidence de la République », a assuré Roselyne Bachelot qui entend soutenir la libération de la parole dans le monde de la culture.

Plan contre les violences sexuelles

« Je suis complètement mobilisée pour informer à travers des plateformes qui permettent les signalements, pour former les professionnels, pour signaler - il faut que la parole puisse être recueillie - et puis aussi pour accompagner les victimes. Voilà le sens du plan contre les violences sexuelles que j’ai déposé », a-t-elle expliqué. Des mesures sont déjà en place : les aides de l’Etat sont conditionnées dans le monde du cinéma et de la musique au fait de développer « des politiques d’accompagnement, d’information et de formation », a détaillé la ministre. « Je vais l’étendre aux secteurs du livre, du spectacle vivant et aux arts visuels. Quand vous aurez fait ces plans, vous serez éligibles aux aides », a promis Roselyne Bachelot. Et de marteler : « Tout ce qui peut apparaître comme du laxisme ne peut plus être toléré. La parole des victimes a été trop longtemps ignorée ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Childhood, early education and child protection themes
6min

Société

« Enfants maltraités, fratries éparpillées » : un rapport du Sénat alerte sur les « graves difficultés » de la protection de l’enfance

Alors que les dépenses de la protection de l’enfance sont en hausse de 70 % entre 1998 et 2023, le secteur est en difficulté, avec une « crise de vocations » et une prise en charge qui n’est pas à la hauteur pour les enfants. Un rapport du Sénat met sur la table 16 recommandations, appuyées par les bonnes pratiques repérées dans les territoires, pour tenter d’améliorer la situation.

Le

Paris: Emmanuel Gregoire conference presse hebergement d urgence
4min

Société

Le mal-logement : l’alerte des associations

L’année 2025 s’inscrit une nouvelle fois comme une année noire pour le logement. Tous les indicateurs du mal-logement se sont détériorés, dans un contexte de pauvreté accrue, d’inégalités persistantes et d’instabilité politique. Le 31ᵉ rapport annuel de la Fondation pour le logement des défavorisés, ex-Fondation Abbé Pierre, dresse un constat sévère et appelle à une mobilisation des élus locaux.

Le

JEUNE FILLE CONNECTEE SUR SON TELEPHONE PORTABLE
6min

Société

Désinformation : la numérisation des pratiques, terreau fertile des ingérences étrangères

Quatre Français sur 10 s’informent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Or, les nouveaux espaces informationnels échappent largement aux outils de régulation, une brèche pour les puissances étrangères malveillantes. Cette question était au cœur d’un colloque organisé par l’Arcom et le Sénat sur la liberté d’expression à l’heure du numérique.

Le