Une dose de proportionnelle est «indispensable» pour Édouard Philippe
Le Premier ministre considère que le mode de scrutin actuel met « à l’extérieur » du Parlement des « courants politiques puissants ». Il propose également de réduire le nombre de députés de 30%.

Une dose de proportionnelle est «indispensable» pour Édouard Philippe

Le Premier ministre considère que le mode de scrutin actuel met « à l’extérieur » du Parlement des « courants politiques puissants ». Il propose également de réduire le nombre de députés de 30%.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe essaye de tirer les leçons des législatives. Deux jours après l’élection, il reconnaît que l’introduction d’une dose de proportionnelle est « indispensable ». « Chacun peut comprendre qu’on ne peut pas durablement mettre à extérieur de l’Assemblée des courants politiques puissants », a indiqué le Premier ministre, ce matin sur RMC et BFMTV, sans toutefois préciser le niveau de cette dose.

Sans cacher sa préférence pour le scrutin majoritaire, car il permet « l’expression d’une majorité stable », Édouard Philippe a livré sa conception d’un « bon mode de scrutin » : « un scrutin qui permet la représentation des territoires et la représentation des idées ».

« On peut faire mieux avec un peu moins »

Le chef de la majorité a également souligné qu’en parallèle de la réforme du mode de scrutin, il fallait réduire le nombre de députés. « Il faut aussi dans le même temps – et c’est d’ailleurs pour cela que cela va être un vrai beau débat – réduire le nombre de parlementaires ».

Mais jusqu’où ? 350 ? « Un peu ambitieux », répond-t-il, estimant que le bon niveau se situerait à « 400-420 ». « Même si on passait à 450, ce serait quand même une bonne chose », admet-il.

Dans son programme, Emmanuel Macron s’était engagé à réduire « d’un tiers » le nombre de députés et sénateurs, ce qui ferait tomber le nombre de députés à 385, et celui des sénateurs à 232.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le