Une ex-députée « regrette » le retrait d’une plainte de Baylet contre elle
Isabelle Attard, ex-députée écologiste du Calvados, a regretté mercredi le retrait par Jean-Michel Baylet d'une plainte pour diffamation qu'il...

Une ex-députée « regrette » le retrait d’une plainte de Baylet contre elle

Isabelle Attard, ex-députée écologiste du Calvados, a regretté mercredi le retrait par Jean-Michel Baylet d'une plainte pour diffamation qu'il...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Isabelle Attard, ex-députée écologiste du Calvados, a regretté mercredi le retrait par Jean-Michel Baylet d'une plainte pour diffamation qu'il avait déposée contre elle, après qu'elle l'eut accusé d'avoir agressé une des anciennes collaboratrices de M. Baylet.

"Le 17 janvier, au lendemain de son élection à la tête de l’Union de la Presse en Région (UPREG), Jean-Michel Baylet a retiré la plainte qu’il avait déposée contre moi pour diffamation fin 2016 suite aux propos que j’avais tenus dans l’hémicycle mentionnant la plainte pour agression déposée contre lui par son ancienne collaboratrice", indique Mme Attard dans un communiqué.

"Je ne suis donc plus mise en examen dans cette affaire, je le regrette car le débat judiciaire n’aura donc finalement pas lieu", ajoute l'ex-députée, arguant que "dans ce dossier comme dans tant d’autres, la technique de l’autruche a très bien fonctionné. Jean-Michel Baylet est demeuré ministre, et les autres députés sont restés taisants".

"Et comme tant d’autres affaires, la plainte en diffamation (ou en dénonciation calomnieuse selon les cas) a été détournée de sa finalité première, utilisée comme méthode d’intimidation, contre les victimes, les témoins ou celles et ceux qui refusent l’omerta, mobilisant en vain la justice et l’énergie de celles et ceux que l’on veut faire taire".

"Quel dommage vraiment que Jean Michel Baylet n’ait finalement pas souhaité que nous débattions devant un tribunal de ses agissements envers les femmes. Mais il a probablement de bonnes raisons de se dérober une nouvelle fois", assure-t-elle.

Jean-Michel Baylet, le 15 mars 2017 à l'Elysée
Jean-Michel Baylet, le 15 mars 2017 à l'Elysée
AFP/Archives

En octobre 2016, M. Baylet, alors ministre de l'Aménagement du Territoire, avait porté plainte pour diffamation après des accusations de "violences" contre une ancienne collaboratrice, et une lettre ouverte (co-signée par Mme Attard) appelant à sa démission.

M. Baylet, ancien président du Parti Radical de Gauche, était accusé d'avoir "frappé et humilié sa collaboratrice en 2002", alors qu'il était sénateur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le