Une primaire pour permettre à un candidat de gauche de se démarquer ? « Je n’y suis pas favorable », répond Hidalgo
Au micro de Public Sénat, la candidate socialiste à la présidentielle assure porter une voix qui n’est représentée par aucun autre postulant, celle de la social-démocratie. Elle estime également que le programme d’EELV manque de mesures sociales.

Une primaire pour permettre à un candidat de gauche de se démarquer ? « Je n’y suis pas favorable », répond Hidalgo

Au micro de Public Sénat, la candidate socialiste à la présidentielle assure porter une voix qui n’est représentée par aucun autre postulant, celle de la social-démocratie. Elle estime également que le programme d’EELV manque de mesures sociales.
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Enquête d’opinion après enquête d’opinion, aucun des différents candidats de la gauche à l’élection présidentielle ne dépasse les 10 % d’intentions de vote. Loin, très loin du seuil de qualification pour le second tour qui, en fonction des candidats présents à droite sur la ligne de départ, pourrait se situer autour de 17-18 %. Face à cette situation, un grand rassemblement peut-il sauver la gauche d’une nouvelle déroute à la présidentielle ? C’est ce que veulent croire les 165 000 inscrits de la « Primaire populaire », un mouvement citoyen qui milite pour que différentes personnalités de gauche se soumettent à un processus de désignation d’ici le début de l’année prochaine.

« Je n’y suis pas favorable », a indiqué vendredi sur Public Sénat Anne Hidalgo, la maire de Paris, candidate investie par le Parti socialiste, et qu’un sondage Opinionway publié le 18 novembre donne à 5 ou 6 % des intentions de vote. « Je suis candidate à la présidentielle, j’ai été investie par le PS et je porte un rassemblement qui va au-delà », explique l’édile, pour qui les lignes de force peuvent encore changer, alors que Les Républicains sont encore en train de se choisir un candidat et que le polémiste Éric Zemmour continue d’entretenir un vrai-faux suspense sur ses intentions.

« L’écologie n’appartient pas à un parti »

Surtout, Anne Hidalgo estime porter dans la campagne une voix singulière au sein de la gauche. « Je suis profondément sociale-démocrate. Je pense que les solutions pour répondre à la crise écologique et sociale sont des solutions dans lesquelles il faut de la justice sociale », explique-t-elle. « Cette offre politique n’est pas portée par d’autres candidats. »

« Je ne me reconnais pas dans l’offre portée par Jean-Luc Mélenchon, je ne me reconnais pas non plus complètement dans l’offre portée par les Verts, qui ne considèrent pas de façon suffisante, de mon point de vue, la question sociale », relève la maire de Paris. Une manière de tacler Yannick Jadot, alors qu’une partie de l’électorat socialiste pourrait bien se laisser séduire par le candidat investi par EELV, qui se targue d’incarner une écologie de « responsabilités ».

« Je suis écologiste, aujourd’hui l’écologie n’appartient pas à un parti. Pour réussir la transition écologique il faudra des mesures sociales », martèle encore Anne Hidalgo, qui propose notamment de rétablir l’impôt sur la fortune, et d’allouer les sommes dégagées à « l’accompagnement des classes populaires et moyennes vers la transition écologique. »

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