Une vingtaine de sénateurs rejoint le nouveau groupe La République En Marche du Sénat

Une vingtaine de sénateurs rejoint le nouveau groupe La République En Marche du Sénat

Le groupe La République en marche se lance au Sénat avec une vingtaine de sénateurs, selon les informations de publicsenat.fr. François Patriat en donnera la liste demain lors d’une conférence de presse. Les partisans d’Emmanuel Macron espèrent attirer ensuite des élus des autres groupes.
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Avis de naissance au Palais du Luxembourg. Un nouveau groupe La République En marche (LREM) voit le jour. Il sera déposé formellement mercredi. Comme nous l’annoncions la semaine dernière, la décision a été prise de former un groupe LREM au Sénat, quelle que soit sa taille. Le sénateur ex-PS François Patriat, à la manœuvre depuis des semaines, a envoyé un courrier à tous les sénateurs Macron-compatibles pour leur annoncer la nouvelle lundi 19 juin. Et leur proposer de rejoindre le groupe.

Pour l’heure, l’initiative n’a pas rencontré les retours espérés. Le groupe va compter à son lancement une vingtaine de sénateurs, selon les informations de publicsenat.fr. Le chiffre de 25 ou 27 est évoqué. Un nombre qui paraît faible, comparé aux 308 députés du groupe de l’Assemblée. Cela s’explique : les groupes UDI-UC et RDSE, qui comptent une majorité de sénateurs pro-Macron, ne veulent pas se fondre dans un groupe LREM. Quant au groupe PS, il faut attendre un vote interne demain sur la confiance au gouvernement pour savoir si certains rejoindront le groupe macroniste. C’est du moins ce qu’espèrent les marcheurs du Sénat, mais le président du groupe PS, Didier Guillaume, tient à garder ses troupes unies.

Dans ce nouveau groupe LREM, on retrouve une majorité de sénateurs issus du groupe PS, comme François Patriat donc, mais aussi Bariza Khiari ou Nicole Bricq, qui avaient rejoint Macron dès la campagne.

Le sénateur du groupe écologiste, André Gattolin, proche de Daniel Cohn-Bendit, rejoint le nouveau groupe. Il avait soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne, sensible notamment à sa défense de l’Europe. Une décision qui va mettre fin au groupe écologiste un peu plus tôt. Ils ne sont que 10 sénateurs, soit le nombre minimum. Mais le groupe était voué à disparaître après les sénatoriales de septembre, en raison du renouvellement.

Autre prise : le sénateur des Bouches-du-Rhône, Michel Amiel, membre du groupe RDSE. Il est membre de la Force du 13, le parti de Jean-Noël Guérini.

A droite, Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à avoir rejoint Emmanuel Macron, participait aux réunions informelles qui avaient lieu jusqu’ici. Mais il vient d’être nommé au gouvernement. Sa suppléante pourrait rejoindre le groupe. Un autre sénateur LR en ferait partie également. La liste complète sera dévoilée mardi matin, à 10 heures, lors d’une conférence de presse de François Patriat.

Certains sénateurs En marche n’étaient à l’origine pas favorables à se lancer avec un petit groupe. « Il ne faut pas faire un groupe croupion. Ce ne serait pas une bonne image pour le Président. Il faut 40 à 60 membres » nous expliquait il y a deux semaines un sénateur macroniste. Mais il a été décidé d’y aller pour mieux agréger. « C’est très important de faire un groupe et ça donnera envie à certains de nous rejoindre » a expliqué sur l’antenne de Public Sénat Nicole Bricq ce lundi. Regardez :

Groupe LREM au Sénat : « On ne prend pas à la carte », déclare Nicole Bricq
02:36

Les sénatoriales de septembre prochain, où la moitié des sièges sont en jeu, devraient permettre de gonfler encore les rangs. Le parti présidentiel devrait présenter des candidats partout ou presque.

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