Urgences: Buzyn annonce une mission et un soutien financier aux services « en tension »
La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé jeudi le lancement d'une mission de "refondation" des services d'urgences et un...

Urgences: Buzyn annonce une mission et un soutien financier aux services « en tension »

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé jeudi le lancement d'une mission de "refondation" des services d'urgences et un...
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La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé jeudi le lancement d'une mission de "refondation" des services d'urgences et un soutien financier aux établissements connaissant des surcroîts d'activité, lors du congrès des urgentistes organisé le même jour qu'une manifestation de soignants à Paris.

"Les urgences sont en détresse, je le sais", a déclaré la ministre devant un parterre de médecins réunis au Palais des congrès, alors qu'un mouvement de grève des personnels paramédicaux démarré il y a près de trois mois touche quelque 80 services partout en France, selon le collectif Inter-Urgences.

Consciente de la "colère" et du "découragement" de la profession, la ministre a expliqué vouloir construire "une stratégie d'ensemble pour les urgences" en confiant une mission au Conseil national de l'urgence hospitalière (CNUH) et au député (LREM) Thomas Mesnier, auteur d'un rapport sur la prise en charge des soins non programmés.

A l'issue d'une concertation incluant médecins et paramédicaux, la mission devra remettre à l'automne un rapport comprenant "des propositions concrètes", selon un communiqué du ministère.

Il s'agira "d'identifier les travaux complémentaires à mener" en termes "d'information et de responsabilisation de la population sur ses demandes de soins" ou "d'articulation des services d’urgences" avec les médecins libéraux.

Agnès Buzyn a également souhaité, sans donner de chiffre, "que l'on accompagne sur un plan financier, plus directement et plus spontanément, les établissements qui font face à un surcroît d'activité et à des afflux exceptionnels".

Elle s'en remet pour cela aux agences régionales de santé (ARS), qui devront orienter des crédits spécifiques vers les services concernés, mais aussi "engager des travaux de rénovation architecturale des urgences qui le nécessitent", selon le communiqué.

En réponse au mécontentement des personnels paramédicaux exposés à des "conditions de travail difficiles" voire à des "agressions", la ministre s'est engagée à inciter les hôpitaux à "mobiliser plus largement" et de manière plus homogène une prime de risque existante, de près de 100 euros brut par mois, quand le collectif Inter-Urgences réclame 300 euros net de hausses salariales et des augmentations d'effectifs.

Elle a aussi promis l'instauration d'une prime de coopération pour les soignants à qui les médecins délégueront certaines tâches dans le cadre de protocoles que "vise à dynamiser" la loi Santé actuellement examinée au Sénat, afin de réduire l'attente aux urgences.

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