Usine de Blanquefort: la CGT demande à Ford « de rembourser l’argent public »
Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a demandé vendredi à Ford, qui a écarté l'offre de reprise du site de Blanquefort et...

Usine de Blanquefort: la CGT demande à Ford « de rembourser l’argent public »

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a demandé vendredi à Ford, qui a écarté l'offre de reprise du site de Blanquefort et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a demandé vendredi à Ford, qui a écarté l'offre de reprise du site de Blanquefort et proposé un plan social, de "rembourser l'argent public" qu'il a reçu, et préconisé de "réquisitionner l'usine" de Gironde.

"On pourrait demander à Ford de rembourser tout l'argent public qui a été donné!", a lancé Philippe Martinez, interrogé sur BFMTV et RMC. "M. Le Maire est indigné, d'accord, mais là qu'il (Ford, ndlr) rembourse l'argent public, et plus que cela, que cette entreprise soit réquisitionnée", a-t-il dit.

"Il faut la prendre, c'est l'emploi de centaines de familles qui est en jeu" dans ce site qui fabrique des boîtes de vitesse et est implanté dans la banlieue bordelaise depuis 1972, a ajouté M. Martinez.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui n'a pas été prévenu par Ford de son rejet de l'offre de reprise de Punch Powerglide pour le site de Blanquefort a accusé jeudi le constructeur américain de "trahison" et l'a appelé à revoir sa décision.

Il va s'entretenir avec le responsable de Ford Europe "dans les prochaines heures" au sujet de l'avenir de l'usine de Blanquefort (Gironde), a indiqué vendredi la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher.

Bruno Le Maire s'était personnellement impliqué dans ce dossier et avait appelé mardi soir le constructeur américain à accepter le projet de reprise de la société franco-belge Punch Powerglide, qui devait préserver 400 emplois.

Les syndicats de Ford Blanquefort avaient eux aussi appuyé ce plan, en acceptant un gel de salaire pendant trois ans, la perte de trois jours de RTT et une modulation du temps de travail.

Partager cet article

Dans la même thématique

Usine de Blanquefort: la CGT demande à Ford « de rembourser l’argent public »
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le