Valls: « 2017 n’a rien à voir avec 2012 », le monde « a changé »
L'ex-Premier ministre Manuel Valls a estimé mercredi sur RTL que la "France de 2017 n'a(vait) rien à voir" avec celle de 2012, et...

Valls: « 2017 n’a rien à voir avec 2012 », le monde « a changé »

L'ex-Premier ministre Manuel Valls a estimé mercredi sur RTL que la "France de 2017 n'a(vait) rien à voir" avec celle de 2012, et...
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L'ex-Premier ministre Manuel Valls a estimé mercredi sur RTL que la "France de 2017 n'a(vait) rien à voir" avec celle de 2012, et que le monde avait "profondément changé", justifiant ainsi son "droit d'inventivité".

"Nous sommes dans un moment, nous sommes dans un moment particulièrement grave où la France de 2017 n'a rien à voir avec la France de 2012. Il y a moins de cinq ans l'Etat islamique n'existait pas; ou en tout cas n'avait pas de territoire. Donald Trump était connu comme un animateur de télévision", a expliqué le candidat à la primaire du PS et de ses alliés.

"Je suis candidat à la présidence de la République dans ce monde, et 2017, mettez-vous les uns et les autres ça dans la tête, 2017 n'a rien à voir avec 2012, avec 2011, parce que le monde a profondément changé", a-t-il insisté.

"J'assume (...) évidemment tout ce qui a été engagé depuis 2012 avec François Hollande (...) mais en effet j'ai revendiqué sur un certain nombre de sujets le droit d'inventivité, d'ouvrir de nouveaux chantiers", a expliqué M. Valls, qui a notamment opéré une spectaculaire volte-face sur le 49-3.

Mardi, lors de la présentation à la presse de son programme, M. Valls s'était déjà expliqué sur la "gauchisation" de son discours -en 2011, il voulait notamment "déverrouiller les 35 heures" et supprimer l'ISF, ce dont on ne trouve plus trace dans son projet.

"Vous savez, en six ans, vous avez changé, la société française aussi, moi aussi, j'ai appris les responsabilités, je les ai assumées et aujourd'hui je suis candidat à l'élection présidentielle", a-t-il souligné, affirmant aussi ne pas se reconnaître dans une "pensée libérale" ou "ultralibérale" selon laquelle la dépense publique serait "mauvaise".

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