Valls estime qu’il y a une « gêne » dans la majorité « pour éviter de bouleverser la bien-pensance »
Manuel Valls n'est "pas seul" dans son "combat politique" sur la laïcité mais "il y a une gêne" au sein de la majorité "pour...

Valls estime qu’il y a une « gêne » dans la majorité « pour éviter de bouleverser la bien-pensance »

Manuel Valls n'est "pas seul" dans son "combat politique" sur la laïcité mais "il y a une gêne" au sein de la majorité "pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Manuel Valls n'est "pas seul" dans son "combat politique" sur la laïcité mais "il y a une gêne" au sein de la majorité "pour éviter de bouleverser la bien-pensance", a-t-il expliqué dans un entretien publié vendredi par L'Opinion.

"Je ne suis pas seul. J'ai beaucoup de soutiens au sein du groupe LREM, comme à gauche. Dans leur majorité, les Français partagent aussi ces inquiétudes", a déclaré l'ancien Premier ministre.

"Acceptons le combat politique. Il est vrai que dans la majorité, il y a une gêne pour éviter de bouleverser la bien-pensance. Beaucoup préfèrent parler d'économie. Il est de notre responsabilité, à nous les élus, d'aider les Musulmans de France à combattre l'islamisme, qui est le cancer de l'islam", a également déclaré M. Valls.

"Il n'y a aucune guerre faite au nom de la laïcité. C'est un argument qui sert à discréditer ceux qui comme moi, la défendent", a-t-il dit.

"Je n'ai pas supporté qu'on mette sur le même plan les propos d'Edwy Plenel et Charlie Hebdo, qui a été la cible d'attentats. J'ai sans doute fait des erreurs. Mais je ne me suis pas trompé sur la montée de l'antisémitisme, sur Dieudonné et le racisme. Je ne me suis pas non plus trompé sur la progression de l'islamisme, sur la duplicité de Tariq Ramadan avec les Frères musulmans. On me reproche de jeter de l'huile sur le feu, mais j'ai mis des mots là où il le fallait".

"J'appelle les élus à la mobilisation et à la promotion de ces valeurs. Le président de la République s'exprimera le moment venu sur cette question essentielle. Son prédécesseur ne l'avait pas suffisamment fait et je le regrette", a dit l'ancien Premier ministre de François Hollande.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le