Manuel Valls, candidat à la primaire organisée par le PS, a estimé mercredi qu'il existait "un débat à gauche sur la conception de la laïcité", thème qui cristallise une partie des attaques contre son concurrent Benoît Hamon, dans l'entre-deux-tours du scrutin.
"Il y a un débat à gauche sur la conception de la laïcité", a assuré l'ancien Premier ministre sur France Inter, prônant "une laïcité qui protège".
"C'est la séparation des cultes et de l'Etat, c'est la neutralité des fonctionnaires et c'est aussi la protection des femmes", a-t-il ajouté, alors que la question exacerbe les tensions entre les camps des deux finalistes de la primaire.
Un peu plus tôt, Benoît Hamon avait dénoncé sur France 2 le "poison" distillé par son adversaire qui lui reproche son "ambiguïté" sur la question de la laïcité et de la lutte contre le communautarisme.
"Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté quand il y a aujourd'hui des espaces publics ou des lieux publics qui sont interdits aux femmes", avait affirmé Manuel Valls lundi, en référence à un récent reportage de France 2 montrant des cafés dans des banlieues françaises où les femmes ne sont pas les bienvenues.
Manuel Valls et Benoît Hamon, la confronntation se tend autour de la laïcité
AFP
Benoît Hamon avait été accusé de relativiser la gravité de cette discrimination, en affirmant notamment que "dans les cafés ouvriers, historiquement, il n'y avait pas de femmes".
"Je voulais simplement dire que le sexisme n'est pas né avec l'arrivée de l'islam en France, qu'il a existé avant, qu'il existe aujourd'hui et qu'effectivement des groupes religieux minoritaires testent la République", a répondu Benoît Hamon mercredi.
"Nous aurons ce débat sur la conception de chacun de la laïcité", a répété M. Valls au matin de l'unique débat télévisé qui doit opposer les deux hommes avant le deuxième tour dimanche, évoquant "dans un certain nombre de quartiers, la radicalisation dont certains n'ont pas pris suffisamment conscience".
Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.
L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.
Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.
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