Manuel Valls, candidat à la primaire organisée par le PS, a estimé mercredi qu'il existait "un débat à gauche sur la conception de la laïcité", thème qui cristallise une partie des attaques contre son concurrent Benoît Hamon, dans l'entre-deux-tours du scrutin.
"Il y a un débat à gauche sur la conception de la laïcité", a assuré l'ancien Premier ministre sur France Inter, prônant "une laïcité qui protège".
"C'est la séparation des cultes et de l'Etat, c'est la neutralité des fonctionnaires et c'est aussi la protection des femmes", a-t-il ajouté, alors que la question exacerbe les tensions entre les camps des deux finalistes de la primaire.
Un peu plus tôt, Benoît Hamon avait dénoncé sur France 2 le "poison" distillé par son adversaire qui lui reproche son "ambiguïté" sur la question de la laïcité et de la lutte contre le communautarisme.
"Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté quand il y a aujourd'hui des espaces publics ou des lieux publics qui sont interdits aux femmes", avait affirmé Manuel Valls lundi, en référence à un récent reportage de France 2 montrant des cafés dans des banlieues françaises où les femmes ne sont pas les bienvenues.
Manuel Valls et Benoît Hamon, la confronntation se tend autour de la laïcité
AFP
Benoît Hamon avait été accusé de relativiser la gravité de cette discrimination, en affirmant notamment que "dans les cafés ouvriers, historiquement, il n'y avait pas de femmes".
"Je voulais simplement dire que le sexisme n'est pas né avec l'arrivée de l'islam en France, qu'il a existé avant, qu'il existe aujourd'hui et qu'effectivement des groupes religieux minoritaires testent la République", a répondu Benoît Hamon mercredi.
"Nous aurons ce débat sur la conception de chacun de la laïcité", a répété M. Valls au matin de l'unique débat télévisé qui doit opposer les deux hommes avant le deuxième tour dimanche, évoquant "dans un certain nombre de quartiers, la radicalisation dont certains n'ont pas pris suffisamment conscience".
Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.
Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.
François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.
La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.