Villepin: face à Trump, l’UE doit « être dans l’initiative » avec la Chine, la Russie, l’Iran
L'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a estimé jeudi que l'Union européenne devait "être dans l...

Villepin: face à Trump, l’UE doit « être dans l’initiative » avec la Chine, la Russie, l’Iran

L'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a estimé jeudi que l'Union européenne devait "être dans l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a estimé jeudi que l'Union européenne devait "être dans l'initiative" avec la Chine, la Russie et l'Iran pour contrer Donald Trump qui tente de "dicter son agenda".

Le président américain "dans le fond préfère les autocrates, les régimes autoritaires, c'est pour cela qu'il prend ses distances vis-à-vis de l'Europe en donnant le sentiment qu'elle profite des Etats-Unis et c'est pour cela qu'il dénonce Angela Merkel. Il choisit ses cibles", et "c'est une façon de se dédouaner du reproche de collusion avec la Russie", a estimé M. de Villepin sur France 2.

Face à cela, l'Union européenne doit "être dans l'initiative". Sur l'Iran, "qu'est-ce qui nous empêche de créer avec les quatre pays signataires de l'accord sur l'Iran, plus l'Iran, un mécanisme de garantie pour garantir le sérieux de l'accord ? (...) Qu'est-ce qui nous empêche d'avoir un comité de pilotage des Routes de la soie avec la Chine ? Ne nous enfermons pas dans ce rétrécissement que Donald Trump souhaite", a-t-il exhorté.

Il faut être "plus" qu'unis: "rester unis serait ne pas comprendre l'époque dans laquelle nous vivons", et qui est un "moment de retournement de la vie internationale". "Rien ne serait pire pour l'Europe que s'enfermer dans un tête-à-tête nostalgique. Il faut au contraire élargir notre clavier, rechercher un dialogue et être en initiative en direction de la Russie, de la Chine", a-t-il insisté.

M. de Villepin s'exprimait alors que se tient à Bruxelles un sommet de l'Otan où, pour le deuxième jour jeudi, Donald Trump a renouvelé, ses critiques contre l'Allemagne et son exigence d'un doublement des dépenses consacrées à la Défense chez les Alliés des Etats-Unis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Villepin: face à Trump, l’UE doit « être dans l’initiative » avec la Chine, la Russie, l’Iran
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le