L'ancien ministre de l'Éducation Vincent Peillon sera l'invité du journal de 20H00 de France 2 dimanche, où il devrait annoncer sa candidature à la primaire initiée par le PS, a indiqué vendredi son entourage à l'AFP.
Plusieurs députés proches de M. Peillon ont confirmé mercredi son souhait de se lancer dans la course, après deux ans d'une quasi-retraite politique.
Les députés Eduardo Rihan Cypel et Patrick Mennucci, le sénateur David Assouline -tous identifiés historiquement comme des "peillonistes"- ont déjà apporté leur soutien à M. Peillon, tout comme le député Patrick Bloche.
Le député Sébastien Denaja, fidèle parmi les fidèles de François Hollande, devrait suivre, une fois la candidature de M. Peillon officialisée.
L'entourage d'Anne Hidalgo a assuré que la maire de Paris, sans avoir suscité cette candidature, la regardait "d'un bon oeil".
Aux yeux de ses soutiens, la candidature de M. Peillon présente l'avantage d'être au "point d'équilibre" de la gauche.
Grande dates de Vincent Peillon, possible candidat à la primaire PS pour l'élection présidentielle
AFP
Selon plusieurs élus socialistes interrogés par l'AFP, la candidature de M. Peillon aurait été encouragée par "des proches de Stéphane Le Foll" -lui aussi un fidèle du chef de l'Etat. D'autres y voient la main du commissaire européen Pierre Moscovici, ou encore de Martine Aubry.
Tous pronostiquent au candidat de la dernière heure "beaucoup de parrainages".
"Je vois bien ce qui va se coaliser: des anciens Hollandais qui ne sont pas à l'aise avec Manuel Valls sur les questions sociétales, des proches de Moscovici, des aubrystes, des ségolénistes", commente un député européen.
Manuel Valls a accueilli plutôt fraichement cette candidature. "On ne peut pas être candidat pour affaiblir. C'est ma conception. On ne peut pas être candidat contre", a-t-il dit mercredi.
La candidature de M. Peillon n'est pas nécessairement non plus une bonne nouvelle pour Arnaud Montebourg et Benoît Hamon : si elle affaiblit Manuel Valls au premier tour, elle peut aussi lui apporter un réservoir de voix pour le second.
Proche de Benoît Hamon, le député Pascal Cherki, a raillé vendredi auprès de la presse cette candidature, la comparant à celle de Jean-François Copé, "qui occupait aussi une position centrale à l'UMP", et qui a obtenu 0,3% des voix à la primaire de la droite.
"Quand vous êtes là pour être au centre, vous envoyez comme message que vous êtes là pour sauver l'appareil. Ce n'est pas le sujet des électeurs de gauche", a-t-il dit en marge d'une conférence de presse de M. Hamon.
Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.
Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.
Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.
Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…