Violences : « Des essaims de frelons se sont répandus dans Paris » selon Philippe Bas
Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat qui vient d’auditionner Christophe Castaner, dresse le bilan de la soirée. Il revient sur les déclarations du ministre de l’Intérieur et les violences qui ont émaillé la capitale.

Violences : « Des essaims de frelons se sont répandus dans Paris » selon Philippe Bas

Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat qui vient d’auditionner Christophe Castaner, dresse le bilan de la soirée. Il revient sur les déclarations du ministre de l’Intérieur et les violences qui ont émaillé la capitale.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Philippe Bas, sénateur Les Républicains de la Manche et président de la commission des lois, revient sur l’audition du ministre de l’Intérieur qui s’est tenue au Sénat cet après-midi de 16h15 à 19h00 (voir notre compte rendu).

Pour le sénateur, le Sénat est « dans son rôle » dans le cadre de cette audition, qui fait suite aux violences qui ont émaillé la capitale et la France ce week-end. Pour lui, ces événements sont d’une « exceptionnelle gravité. » Il déplore que le ministre « se satisfasse de certains objectifs » alors que des actes de vandalisme et des agressions ont été perpétrés.

Lorsque le ministre de l’Intérieur parle « d’adapter le dispositif dans le cas de nouveaux rassemblements », il ne répond pas sur l’état d’urgence ni sur l’interdiction de futures manifestations. Si le ministre n’est pas plus disert et « ne dévoile pas ses intentions », c’est car « le nouveau dispositif n’est pas encore arrêté » selon le sénateur.

« Si l’on change le dispositif, ça montre que le dispositif précédent n’a pas apporté les résultats escomptés » considère le sénateur de la Manche. Il précise toutefois « ne pas faire de reproches aux forces de sécurité » qui ont été « exemplaires face aux essaims de frelons qui se sont répandus en opération commando pour vandaliser. »

Philippe Bas souhaite que « les violences en restent là » et qu’il n’y ait « pas de nouvelles dérives. » Il espère, s’il doit y avoir de nouveaux rassemblements, que ceux-ci « seront sous contrôle, contrairement à la semaine dernière. »

Sur la proposition de loi Retailleau (voir notre article), qui prévoit de renforcer le contrôle des manifestants, le sénateur est enthousiaste. Il déclare que la proposition « est essentielle pour lutter et prévenir les opérations commando. » Cette proposition apporte « des éléments importants » et le gouvernement devrait « saisir l’Assemblée nationale sur ce sujet. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le