Voile dans les sorties scolaires : Jean-Michel Blanquer défend sa « position d’équilibre »
Interrogé après les questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa constance sur ce sujet, alors qu’il ferme la porte à une loi empêchant le port de signes religieux par les accompagnants scolaires.

Voile dans les sorties scolaires : Jean-Michel Blanquer défend sa « position d’équilibre »

Interrogé après les questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa constance sur ce sujet, alors qu’il ferme la porte à une loi empêchant le port de signes religieux par les accompagnants scolaires.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Revirement ou contradiction ? Ni l’un, ni l’autre pour Jean-Michel Blanquer. La question se posait après les questions d’actualité au gouvernement organisées au Sénat, où le ministre a fait savoir qu’il « ne souhaitait pas de loi » pour empêcher les mères voilées de pouvoir accompagner des élèves lors de sorties scolaires. Dimanche, sur LCI, en réaction à la prise à partie d’une maman voilée au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, il avait pourtant indiqué que le voile n’était « pas souhaitable dans notre société ».

À notre mission, à l’issue de la séance au Sénat, le ministre a vanté sa constance sur le sujet. « Ma position est toujours la même, regarder les débats parlementaires d’il y a plusieurs mois, j’ai toujours dit la même chose […] Ma position, depuis le début, est une position d’équilibre. »

Il a développé son propos ainsi : « Nous n’avons pas besoin d’une loi sur le sujet, pour autant nous devons éviter toute pression sur nos élèves, la laïcité c’est la neutralité politique et religieuse pour nos élèves dans le contexte scolaire, donc les sorties scolaires on doit éviter cette pression religieuse. C’est pourquoi j’ai utilisé cette expression le voile n’était pas souhaitable. »

Dans ces conditions, le ministre n’est pas favorable à la proposition de loi, soutenue par les sénateurs LR, visant à assurer la neutralité religieuse des accompagnateurs. Se rangeant à l’argumentation du Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale a pointé du doigt les forces en France qui « cherchent toujours à mettre l’accent sur des points qui divisent ».

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le