Voile dans les sorties scolaires : Jean-Michel Blanquer défend sa « position d’équilibre »
Interrogé après les questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa constance sur ce sujet, alors qu’il ferme la porte à une loi empêchant le port de signes religieux par les accompagnants scolaires.

Voile dans les sorties scolaires : Jean-Michel Blanquer défend sa « position d’équilibre »

Interrogé après les questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa constance sur ce sujet, alors qu’il ferme la porte à une loi empêchant le port de signes religieux par les accompagnants scolaires.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Revirement ou contradiction ? Ni l’un, ni l’autre pour Jean-Michel Blanquer. La question se posait après les questions d’actualité au gouvernement organisées au Sénat, où le ministre a fait savoir qu’il « ne souhaitait pas de loi » pour empêcher les mères voilées de pouvoir accompagner des élèves lors de sorties scolaires. Dimanche, sur LCI, en réaction à la prise à partie d’une maman voilée au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, il avait pourtant indiqué que le voile n’était « pas souhaitable dans notre société ».

À notre mission, à l’issue de la séance au Sénat, le ministre a vanté sa constance sur le sujet. « Ma position est toujours la même, regarder les débats parlementaires d’il y a plusieurs mois, j’ai toujours dit la même chose […] Ma position, depuis le début, est une position d’équilibre. »

Il a développé son propos ainsi : « Nous n’avons pas besoin d’une loi sur le sujet, pour autant nous devons éviter toute pression sur nos élèves, la laïcité c’est la neutralité politique et religieuse pour nos élèves dans le contexte scolaire, donc les sorties scolaires on doit éviter cette pression religieuse. C’est pourquoi j’ai utilisé cette expression le voile n’était pas souhaitable. »

Dans ces conditions, le ministre n’est pas favorable à la proposition de loi, soutenue par les sénateurs LR, visant à assurer la neutralité religieuse des accompagnateurs. Se rangeant à l’argumentation du Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale a pointé du doigt les forces en France qui « cherchent toujours à mettre l’accent sur des points qui divisent ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le