Vote utile : « Macron est devenu un adepte de la stratégie du rejet » affirme Geoffroy Didier
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios,Geoffroy Didier, le directeur de campagne de la liste LR aux européennes tacle la stratégie de campagne de Nathalie Loiseau et d'Emmanuel Macron et estime que le Président « ne fait plus envie »

Vote utile : « Macron est devenu un adepte de la stratégie du rejet » affirme Geoffroy Didier

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios,Geoffroy Didier, le directeur de campagne de la liste LR aux européennes tacle la stratégie de campagne de Nathalie Loiseau et d'Emmanuel Macron et estime que le Président « ne fait plus envie »
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que la campagne européenne semble pour l’instant se jouer entre Jordan Bardella du Rassemblement National et Nathalie Loiseau, certaines voient déjà le « vote utile » comme un élément clé du scrutin. Geoffroy Didier estime qu’Emmanuel Macron a tort de jouer cette stratégie : « C’est efficace pour le commentaire journalistique mais en se réduisant à cet argument, Emmanuel Macron est devenu un adepte de la stratégie du rejet. Il est passé de positif à négatif et il ne fait plus envie. »

Il ajoute : « Quand vous êtes réduit à tenter de susciter l’adhésion par le rejet d’un prétendu adversaire c’est qu’au fond, vous n’avez plus rien à dire. Le grand mérite de la campagne du parti Les Républicains, c’est celui de la clarté. Nous assumons d’être de droite, nous sommes patriotes mais aussi européens et nous voulons redonner un sens au projet européen. »

Macron présent sur une affiche de campagne

LREM a dévoilé hier une affiche sur laquelle le chef de l’État est seul avec quelques mots très explicites : « En Marche pour l’Europe! Le 26 mai, je vote Renaissance ». 60.000 exemplaires de cette affiche vont être imprimés puis collés partout en France mais pas sur les panneaux électoraux officiels. « C’est triste car lorsqu’un Président de la République est obligé de venir au chevet de sa candidate et qu’il est réduit à se mettre sur une affiche alors qu’il n’est pas candidat » réagit Geoffroy Didier.

Il conclut : « C’est triste car au fond ils n’ont plus grand-chose à dire et à proposer. Ils n’ont personne à afficher. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le