Wauquiez à ses concurrents LR: non à « un débat qui divise »
Laurent Wauquiez, favori pour l'élection à la présidence des Républicains, a de nouveau opposé dimanche une fin de non-recevoir à...

Wauquiez à ses concurrents LR: non à « un débat qui divise »

Laurent Wauquiez, favori pour l'élection à la présidence des Républicains, a de nouveau opposé dimanche une fin de non-recevoir à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Laurent Wauquiez, favori pour l'élection à la présidence des Républicains, a de nouveau opposé dimanche une fin de non-recevoir à ses concurrents Florence Portelli et Maël de Calan, qui lui réclament un débat télévisé, avançant son refus d'"un débat qui divise".

"La presse n'a pas le monopole du débat en France. Ensuite, je suis favorable à un débat, mais je ne veux pas d'un débat qui divise car ma famille est en état de grande fragilité", a-t-il déclaré lors du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro.

"J'ai trop vu les débats de la primaire, qui ont abouti au jeu des petites phrases. Moi, ma responsabilité, c'est ensuite de reconstruire donc je ne veux pas que des failles supplémentaires s'ouvrent au sein de ma famille", a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Donc, selon lui, oui à "un débat large, public, devant ceux qui votent" mais non à un débat "dans un petit studio, entre nous" en "tournant le dos à ceux qui vont voter". "Les journalistes sont conviés, vous pourrez filmer ça sans problème", a-t-il toutefois concédé.

"Je ne veux pas qu'on retombe dans l'errance de ces débats qui divisent qu'on a eus lors de la primaire", a martelé M. Wauquiez.

Est-ce à dire que le probable futur président de LR refusera également une primaire pour désigner le candidat de la droite à la présidentielle de 2022 ? "Pour moi, ce n'est pas le sujet et, pour l'instant, ce n'est vraiment pas le sujet", a-t-il éludé en ajoutant : "Ce que je veux, c'est que la droite reparle aux Français".

Se sent-il le candidat légitime pour 2022 ? "Ma légitimité naturelle, c'est de reconstruire ma famille", a évacué M. Wauquiez.

Egalement interrogé sur les vives critiques dont il fait l'objet dans son propre camp, il les a balayées d'un revers de la main : "Dans ce que je lis, souvent, je vois beaucoup d'affabulations".

"J'en ai parfois assez qu'on dise tout et n'importe quoi", a-t-il lâché dans une allusion au portrait que lui a consacré le même jour Le Journal du Dimanche, où un élu de droite de sa région le qualifie de "tyran local".

Tout juste a-t-il reconnu que "oui, parfois, ça frotte parce qu'on a tellement été habitué à voir des politiques qui font de l'eau tiède et qui n'ont pas le courage d'aller jusqu'au bout".

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le