Wauquiez accuse Macron de faire « de la politique spectacle » avec les banlieues
Laurent Wauquiez a critiqué mardi devant les députés LR la "politique spectacle" d'Emmanuel Macron sur les quartiers défavorisés,...

Wauquiez accuse Macron de faire « de la politique spectacle » avec les banlieues

Laurent Wauquiez a critiqué mardi devant les députés LR la "politique spectacle" d'Emmanuel Macron sur les quartiers défavorisés,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Laurent Wauquiez a critiqué mardi devant les députés LR la "politique spectacle" d'Emmanuel Macron sur les quartiers défavorisés, l'accusant d'avoir voulu faire une opération "photo avec Borloo", mais sans "rien derrière", délaissant ainsi "les territoires oubliés de la République".

"Cet épisode est l'incarnation de la politique spectacle de Macron", a lancé M. Wauquiez en réunion de groupe LR, selon des participants, alors que le chef de l'Etat devait dévoiler des initiatives pour améliorer la vie dans les quartiers défavorisés, sans toutefois reprendre toutes les propositions de l'ambitieux rapport de Jean-Louis Borloo sur les banlieues.

"Il a cherché à instrumentaliser" l'ex-ministre de la Ville, "ce qu'il voulait c'était simplement une photo, sans tenir compte des propositions", a ajouté le patron de LR, pointant un "risque de fracture en France avec des territoires totalement oubliés par Macron", ce qui "vaut pour les banlieues comme pour les territoires ruraux".

"Avec Macron, c'est photo avec Borloo et rien derrière", a dit en substance M. Wauquiez, selon un député présent, pour qui le message du patron de LR était "positif vis-à-vis de Borloo et critique sur Macron qui délaisse les territoires oubliés de la République".

C'est de la "politique spectacle clic clac Kodak", "parler pour ne rien faire", a insisté M. Wauquiez, toujours selon des propos rapportés.

En conférence de presse, le chef de file des députés LR Christian Jacob a été critique d'Emmanuel Macron comme de Jean-Louis Borloo, jugeant qu'ils se livrent un "concours d'ego".

"On est dans le xième plan com' du président de la République", "avec un Jean-Louis Borloo qui ne cède rien sur le plan de la com'", a ajouté l'élu de Seine-et-Marne, rapportant la "déception" des élus de terrain de son groupe.

Au lendemain d'un face-à-face entre des hommes armés de kalachnikovs et des policiers dans une cité de Marseille, M. Jacob a aussi estimé qu'"avant de parler milliards, il y a à restaurer l'autorité de l'Etat" dans les quartiers.

Le chef de l'Etat veut "donner une vision, du sens", mais pas présenter "un catalogue de mesures" pour ces quartiers qui concentrent les difficultés économiques et sociales, a-t-on assuré à l’Élysée, en soulignant que "l'enjeu n'est pas tant budgétaire que de mobilisation et d'efficacité".

bpa-ic-chl-reb/ggy/shu

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le

Wauquiez accuse Macron de faire « de la politique spectacle » avec les banlieues
5min

Politique

« J’ai bien peur du cauchemar » : Sébastien Lecornu pointe le contre-budget du RN et dénonce l’effort de « 18,4 milliards d’euros en 2031 » demandé aux collectivités

« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.

Le