Wauquiez (LR) veut des pouvoirs de police pour les présidents de région
Le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez souhaite que des pouvoirs de police judiciaire soient accordés aux...

Wauquiez (LR) veut des pouvoirs de police pour les présidents de région

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Le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez souhaite que des pouvoirs de police judiciaire soient accordés aux présidents de région, sur le modèle de ceux délégués aux maires, a-t-il annoncé lundi en présentant son bilan à mi-mandat en matière de sécurité.

"Un maire est officier de police, le président de région n'a aucun pouvoir de police (...) Cela suppose une modification de la loi: c'est ce qu'on demande", a déclaré le patron du parti Les Républicains lors d'une conférence de presse consacrée aux questions de sécurité touchant aux compétences régionales (transport ferroviaire (TER), lycées et aide aux communes).

Selon lui, cela permettrait d'agir en lien avec les magistrats et de gagner en efficacité en matière de sécurité dans les gares et les trains: "Actuellement, on est bloqué dans plein de domaines, par exemple il y a plein de données qu'on ne peut pas nous transmettre", a-t-il dit.

M. Wauquiez a parallèlement annoncé de nouvelles mesures destinées à renforcer le "bouclier de sécurité" qu'il dit mettre en œuvre depuis son élection à la tête d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Parmi elles, la création d'un centre régional de vidéosurveillance ferroviaire centralisant les images de toutes les caméras installées - il doit être opérationnel d'ici la fin de l'année dans la gare de la Part-Dieu à Lyon - et l'extension aux policiers municipaux du dispositif de gratuité d'accès dans les TER de la région en dehors de leurs heures de travail, déjà en place pour les effectifs de la police nationale et de la gendarmerie.

Pour le groupe d'opposition régionale RCES "Laurent Wauquiez investit sur fonds publics dans des dispositifs coûteux, dont l'efficacité reste à prouver, alors que des dispositifs existants, du tarif Illico Solidaire à la présence d'agents SNCF, sont eux sabrés", souligne le Rassemblement citoyen écologiste solidaire dans un communiqué.

A mi-mandat, l'exécutif régional affiche 135 millions d'euros d'investissements en matière de sécurité, principalement dans les lycées (90 millions) où d'ici la fin de l'année, les deux-tiers des 576 établissements publics et privés d'Auvergne-Rhône-Alpes seront équipés de vidéo-protection, avec des portiques dans 60% des lycées publics. "On a vu un changement complet d'état d'esprit en trois ans", estime M. Wauquiez alors que l'introduction de ces équipements avait fait polémique.

Dans les trains, les effectifs de la Surveillance générale (Suge) ont doublé dans les rames régionales et dans 123 des 366 gares, considérées comme sensibles, 1.900 caméras doivent être installées. Selon la directrice régionale de la sûreté ferroviaire, Céline Rouleau, les interpellations ont doublé depuis 2016 et le nombre de procès-verbaux a augmenté de 75%.

Quelque 1.500 caméras ont par ailleurs été installées dans des communes avec l'aide de la région.

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