Wauquiez: « on prend trop souvent notre nationalité parce qu’on aime le RSA »
Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez estime, dans un entretien à Nice-Matin, que l'on souhaite "trop souvent"...

Wauquiez: « on prend trop souvent notre nationalité parce qu’on aime le RSA »

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez estime, dans un entretien à Nice-Matin, que l'on souhaite "trop souvent"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez estime, dans un entretien à Nice-Matin, que l'on souhaite "trop souvent" obtenir la nationalité française "parce qu'on aime le RSA" et "pas parce qu'on aime Victor Hugo".

Pour acquérir la nationalité, "il faut pouvoir s'exprimer dans notre langue sans la moindre difficulté. Mais ça ne suffit pas. Je ne veux pas non plus de gens qui parlent français et professent la haine de la France. J'ai trop retenu l'histoire de Leonarda. On prend trop souvent notre nationalité parce qu'on aime le RSA, pas parce qu'on aime Victor Hugo", a jugé M. Wauquiez.

Le patron de LR a présenté mercredi douze propositions pour "réduire l'immigration", dont l'expulsion de 300.000 clandestins en un quinquennat et une restriction partielle du droit du sol.

A la question: qu'est-ce qui vous distingue finalement du Front national?, M. Wauquiez a répondu: "le vote FN est aujourd'hui une impasse, car Marine Le Pen ne sera jamais en position d'être aux responsabilités".

"Moi, je ne recule jamais. J'ai trop connu la droite qui trahissait. Et mon sujet n'est pas de me dire en quoi mes idées peuvent être différentes de celles des autres. Ma seule question est d'apporter des réponses aux Français. Mes propositions sont justes fondées sur l'obsession de stopper l'immigration de masse", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le