Wauquiez veut que l’UE crée un « Nuremberg des jihadistes »
Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a prôné lundi un "Nuremberg des jihadistes", un tribunal pénal international...

Wauquiez veut que l’UE crée un « Nuremberg des jihadistes »

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a prôné lundi un "Nuremberg des jihadistes", un tribunal pénal international...
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Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a prôné lundi un "Nuremberg des jihadistes", un tribunal pénal international pour juger les combattants européens de l'EI capturés, afin d'"éviter tout retour" en Europe.

"Pas de +programme de retour des djihadistes+ selon Emmanuel Macron. Sa garde des Sceaux reconnaît que 200 djihadistes sont rentrés en France. Prenons enfin les mesures qui s'imposent: déchéance de nationalité et interdiction de retour pour ceux qui ont trahi notre nation", écrit M. Wauquiez sur Twitter.

"Pour éviter tout retour, que l'Europe prenne l'initiative d'un tribunal pénal international, un Nuremberg des djihadistes, pour prononcer des peines d'exception. Qu'ils soient jugés, condamnés et détenus sur place. Ils ont trahi l'Europe; ils n'ont plus leur place en Europe", écrit également le patron de LR.

Les Kurdes de Syrie ont appelé lundi à la création d'un tribunal international spécial, basé dans le nord-est de ce pays, pour juger les crimes commis par le groupe Etat islamique (EI) durant les plus de quatre ans de son "califat" aujourd'hui éradiqué.

La ville allemande de Nuremberg avait abrité en 1945 et 1946 le premier tribunal international de l'histoire, créé pour juger des criminels de guerre nazis.

Le "Nuremberg" que LR propose dans le cadre des élections européennes aurait vocation à "prononcer des peines d'exception pour condamner et enfermer ces jihadistes", a précisé l'une des porte-parole de LR Lydia Guirous.

Dimanche, sur BFMTV, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a indiqué qu'il y avait "des personnes qui sont revenues (des théâtres d'opération, NDLR) depuis quelques années, à peu près 200 adultes et 80 enfants". "Pour le moment ils sont en détention, où ils sont sous contrôle. En tout cas il n'y a pas de difficulté de ce côté-là, ces gens sont extrêmement surveillés", a ajouté la ministre.

"La position de la France n'a pas changé", avait-elle ajouté: "Nous considérons que les Français qui sont allés sur les terrains de combat sont responsables là où ils ont combattu. (...) Nous ne faisons pas revenir les Français".

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