Woerth (LR) dénonce un budget 2018 « injuste un peu partout »
Eric Woerth, président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, a qualifié lundi le projet de budget 2018 d'"injuste".

Woerth (LR) dénonce un budget 2018 « injuste un peu partout »

Eric Woerth, président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, a qualifié lundi le projet de budget 2018 d'"injuste".
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Eric Woerth, président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, a qualifié lundi le projet de budget 2018 d'"injuste".

"C'est un budget injuste, injuste un peu partout", a affirmé M. Woerth sur France 2. "Il est injuste pour les retraités. (...) Pourquoi tout d'un coup les retraités sont devenus des ennemis de la République? Je n'en sais rien, c'est une drôle d'idée".

"Quand vous demandez un effort à des retraités qui ont 1.300 euros par mois, je ne suis pas bien sûr que ce soit exactement ce qu'il faut faire et puis c'est tout à fait inutile pour l’économie", a-t-il dit. "Ce n'est pas parce que vous transférez un peu de pouvoir d'achat vers les actifs que ça change quelque chose. Les actifs, ils ont besoin de revenus d'activités, ils ont besoin de croissance", a-t-il ajouté.

"C'est injuste pour les entreprises, on augmente le coût du travail", a-t-il affirmé, pointant "une baisse du crédit d'impôt". "C'est injuste également pour les locataires d'HLM" ou "pour les bailleurs sociaux qui auront bien du mal à entretenir leur immobilier", a-t-il dit à propos de la baisse des APL.

"C'est très injuste pour les collectivités locales et donc pour le citoyen local, pour nous qui consommons des services publics locaux", a ajouté M. Woerth, qui s'exprimait à la la veille du début de l'examen en commission à l'Assemblée du premier projet de budget du quinquennat.

"C'est injuste aussi pour les familles", a encore affirmé l'ancien ministre du Budget, citant "la remise en cause d'une certaine manière de l'universalité des allocations familiales".

"Cette universalité, elle est dans les racines de la sécurité sociale française", a-t-il déclaré. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a dit n'être "pas fermé" à la possibilité de "supprimer les allocations familiales pour les revenus les plus élevés".

Le député de l'Oise a enfin estimé que "c'est un budget qui fait moins d'économies qu'il aurait du faire". "Le budget de l'Etat il sera plus en déficit en 2018 qu'il ne l'est en 2017".

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le