Antwerp Pink Ribbon Cancer Kmska, Antwerp, Belgium – 30 Sep 2024
Mandatory Credit: Photo by Shutterstock (14749083z)FOCUS COVERAGE, DISTRIBUTION REQUESTED TO BELGA A Pink Ribbon pictured during a nocturne opening at the Royal Museum of Fine Arts Antwerp (KMSKA) in the benefice of Pink Ribbon, on Monday 30 September 2024 in Antwerp. The museum is illuminated in pink for the occasion on the eve of breast cancer month.Antwerp Pink Ribbon Cancer Kmska, Antwerp, Belgium - 30 Sep 2024/shutterstock_editorial_Antwerp_Pink_Ribbon_Cancer_Kms_14749083z//2409301938

Au Sénat, les communistes veulent le remboursement de l’intégralité des soins du cancer du sein : « Nous irons jusqu’au bout pour que ces femmes n’aient pas la double peine »

Mercredi 30 octobre, juste avant la fin du mois « Octobre rose », une proposition de loi visant à prendre en charge la totalité des soins liés au cancer du sein sera examinée au Palais du Luxembourg. A l’initiative des communistes, elle sera débattue pendant leur niche parlementaire. Déjà adoptée à l’Assemblée nationale fin mai, les élus ne sont pas totalement sereins quant à l’issue du vote.
Quentin Gérard

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Arrivée risquée au Palais du Luxembourg. Mercredi 30 octobre, dans leur niche parlementaire, les sénateurs communistes défendront une proposition de loi visant à garantir la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein. Initialement déposé à l’Assemblée nationale par le patron du Parti communiste français Fabien Roussel, le texte a été adopté à l’unanimité fin mai au Palais Bourbon. S’il a aussi des chances de passer au Sénat, ça risque d’être beaucoup plus serré. Les Républicains, majoritaires à la chambre haute, s’étaient abstenus à l’Assemblée nationale. Cathy Apourceau-Poly, sénatrice communiste du Pas-de-Calais a appelé le gouvernement à refuser « tout retour en arrière » lors d’une conférence de presse.

1 femme sur 8 développe un cancer du sein

Une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie. Ça correspondant à plus de 60 000 nouveaux cas par an. Si le taux de rémission atteint les 90 %, plus de 12 000 personnes en meurent chaque année. Cette pathologie est reconnue comme une affection de longue durée (ALD). Elle permet donc une prise en charge à 100 % du ticket modérateur par la Sécurité sociale.

Cependant, les patientes ont un reste à charge qui peut s’avérer important. A cause des médicaments, frais de transport pour certains examens de suivi, consultations envers des professionnels, dépassements d’honoraires ou crèmes dermatologiques. La liste s’allonge avec les « soins de support ». Comme les prothèses capillaires, les soins esthétiques, les séances de kinésithérapie ou le suivi psychologique. La facture se chiffre souvent en milliers d’euros.

« Que justice soit rendue à ces femmes »

« Nous irons jusqu’au bout pour que justice soit rendue à ces femmes, pour qu’elles n’aient pas la double peine de la maladie et d’un reste à charge trop important », a lancé Cathy Apourceau-Poly, aux côtés de Cécile Cukierman, patronne des communistes au Sénat, qui présentait une proposition de loi pour inscrire une charte des services publics dans la Constitution, autre texte de leur niche parlementaire. (Lire notre article)

« Je pense qu’il y a des propositions sur lesquelles nous ne pouvons pas tergiverser », a insisté Cathy Apourceau-Poly, pointant son ruban sur la poitrine, en référence à « Octobre rose », le mois dédié à la sensibilisation du cancer du sein. Ce mercredi 23 octobre, la proposition de loi sera examinée en commission des Affaires sociales avant d’arriver en séance la semaine d’après, pendant la niche parlementaire du groupe communiste au Palais du Luxembourg.

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