La Defense: Rassemblement raffineurs Total
Siege social du groupe Total a la Defense. Des raffineurs de Grandpuits en Seine et Marne, en greve depuis 5 semaines, se sont reunis le 9 fevrier 2021 devant les locaux de Total a la tour Michelet de La Defense, pour contester le plan de sauvegarde de l’emploi - PSE, decide par l’entreprise, avec de nombreux soutiens comme Les Amis de la Terre, Jean-Francois Julliard, directeur general de Greenpeace France, ainsi que Philippe Martinez, secretaire general de la CGT, Francois Ruffin de LFI, Clementine Autain de LFI, Nathalie Arthaud de Lutte Ouvriere. Le rassemblement etait encadre par un dispositif policier important pour proteger le groupe petrolier et les CRS ont repousse par deux fois violemment les grevistes qui souhaitaient entrer dans la tour pour se faire entendre. La Defense, FRANCE - 09/02/2021 Total Group headquaters of La Defense. Refiners from Grandpuits in Seine et Marne, on strike for 5 weeks, met on February 9, 2021 in front of Total's headquaters at the Michelet tower in La Defense, to contest the job protection plan - PSE, decided by the company, with many supporters such as Les Amis de la Terre, Jean-Francois Julliard, Director General of Greenpeace France, Philippe Martinez, General Secretary of CGT, Francois Ruffin of LFI, Clementine Autain of LFI, Nathalie Arthaud of Lutte Ouvriere. The rally was surrounded by an important police force to protect the oil group and the CRS twice violently repulsed the strikers who wanted to enter the tower to be heard. La Defense, FRANCE - 02/09/2021//04HARSIN_MANIFRAFFINEURSTOTAL070/2102091735/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2102091740

Au Sénat, les écologistes veulent lancer une commission d’enquête parlementaire sur le groupe Total

Les sénateurs écolos vont déposer dans la semaine une demande de résolution pour la création d’une enquête parlementaire consacrée au groupe pétrolier TotalEnergies. Les investigations pourraient se concentrer sur les actions du groupe en lien avec le changement climatique.
Romain David

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Le géant français des hydrocarbures dans le collimateur des écologistes du Sénat. Le groupe Écologiste – Solidarité et Territoires de la Haute assemblée s’apprête à réclamer l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le groupe TotalEnergies. Les travaux de cette commission, si elle voit le jour, pourraient porter plus spécifiquement « sur les actions du groupe en lien avec la question climatique », indique à Public Sénat Guillaume Gontard, le président des sénateurs écolos. Mais le champ précis des investigations reste encore à déterminer.

La proposition de résolution tendant à la création de cette commission devrait être déposée sur le bureau du Sénat dans la semaine. Elle sera examinée en conférence des présidents le 13 décembre, avant examen pour adoption le lendemain, 14 décembre, en séance publique. Reste à savoir si la majorité sénatoriale de droite et du centre soutiendra l’initiative.

Les groupes politiques peuvent utiliser leur niche parlementaire pour faire inscrire à l’agenda une proposition de loi de leur choix, ou demander la mise en place d’une commission d’enquête, conformément à la mission de contrôle du Parlement. Ces commissions peuvent porter sur des faits déterminés, sur la gestion des services et des fonds publics ou encore des entreprises nationales. Selon le principe de séparation des pouvoirs, une commission d’enquête parlementaire ne peut pas traiter des faits qui font déjà l’objet d’une procédure judiciaire. L’angle des investigations doit donc être déterminé avec minutie par les élus.

« Total est toujours du côté des génocidaires, jamais des victimes »

Tout juste élu sénateur, l’écologiste Yannick Jadot s’était livré fin septembre à une virulente sortie contre le groupe pétrolier au micro de l’émission « Parlement hebdo » sur Public Sénat. L’ancien candidat à la présidentielle avait notamment épinglé la visite en Azerbaïdjan du PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, pour inaugurer un champ gazier, dans un contexte de vives tensions entre Bakou et la République du Haut-Karabagh. « On a un grand groupe français qui, après avoir été du côté de Poutine, est maintenant du côté d’Aliev (le président de l’Azerbaïdjan, ndlr). Décidément (il) est toujours du côté des génocidaires, jamais des victimes », avait accusé Yannick Jadot, allant jusqu’à parler de « complaisance de crime de guerre ».

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