Budget 2026 : le Sénat vote 50 millions d’euros supplémentaires pour le « plan vélo »

Alors que le plan vélo avait disparu du budget 2026 présenté par le gouvernement, le Sénat a voté une enveloppe de 50 millions d’euros pour faire survivre ce dispositif, qui prévoyait initialement 250 millions d’investissements par an entre 2023 et 2030.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le « plan vélo » (2023-2027) avait été annoncé par la Première ministre de l’époque et ancienne ministre des Transports, Élisabeth Borne. Mettant sur la table 250 millions d’euros pour 2023, ce plan devait financer les infrastructures cyclable, pour une enveloppe budgétaire totale de 2 milliards d’ici à 2030. Mis en suspens par le gouvernement Barnier, François Bayrou avait finalement relancé le dispositif en fléchant 50 millions vers le Fonds Vert début 2025.

Un effet de levier sur toutes les mobilités douces

Les amendements de la gauche proposant de rétablir les 250 millions d’euros fléchés sur le « plan vélo » à son lancement en 2023 n’ont pas été adoptés par le Sénat. En revanche, la chambre haute a adopté un amendement déposé par Hervé Gillé (PS) au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, dénonçant des « stop & go » « néfastes pour l’écosystème vélo » et rétablissant 50 millions d’euros destinés au plan vélo pour 2026.

« Le dernier kilomètre est essentiel dans les schémas de mobilité pour arriver à faire advenir l’intermodalité que nous souhaitons tous », a défendu le sénateur socialiste, qui a insisté sur l’effet de levier des investissements dans les infrastructures cyclables pour les autres mobilités douces. Le gouvernement n’ayant pas « levé le gage », ces 50 millions d’euros devraient pour le moment être prélevés le budget de « l’accompagnement de la transition écologique. »

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Grégoire 2
20min

Parlementaire

« On n'a jamais caché de pédophiles à la ville de Paris » : revivez l'audition d'Emmanuel Grégoire au Sénat sur le scandale du périscolaire

L'actuel maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a été auditionné ce mercredi 16 septembre par la commission d’enquête du Sénat sur les violences sexuelles dans le périscolaire en France. Alors que les signalements ont explosé à Paris entre 2025 et 2026, l’édile est visé par des investigations pénales, notamment pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui et non-dénonciation d’agression.

Le

Budget 2026 : le Sénat vote 50 millions d’euros supplémentaires pour le « plan vélo »
5min

Parlementaire

« Jugez-nous sur nos résultats ! » : l’Ademe défend son périmètre face aux ambitions de la droite sénatoriale

Auditionné mardi 15 septembre par la commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi sur l’agencification, le président-directeur général de l’Ademe, Sylvain Waserman a fermement contesté l’idée d’une agence « hors de contrôle » et mis en garde contre une proposition de loi de la droite sénatoriale, qui, en la recentrant sur les seules entreprises, la priverait de son rôle auprès des collectivités.

Le

Budget 2026 : le Sénat vote 50 millions d’euros supplémentaires pour le « plan vélo »
5min

Parlementaire

Périscolaire : Jean-Michel Blanquer défend une « vision globale du temps de l'enfant » devant le Sénat

Auditionné par la commission d’enquête sénatoriale sur les violences dans le périscolaire, Jean-Michel Blanquer l’ancien ministre de l’Éducation nationale (2017-2022) est revenu sur son choix d’assouplir la réforme des rythmes scolaires. Il a surtout plaidé pour une refonte plus large de l’organisation du temps de l’enfant, entre école, périscolaire et vacances.

Le

Budget 2026 : le Sénat vote 50 millions d’euros supplémentaires pour le « plan vélo »
6min

Parlementaire

Périscolaire : l’ancien ministre de l’Éducation, Vincent Peillon appelle à « retisser la confiance » sans désigner de boucs émissaires

Devant la commission d'enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire, Vincent Peillon a défendu sa réforme des rythmes scolaires de 2013, tout en reconnaissant ses limites. Pour l'ancien ministre de l'Éducation nationale, le vrai problème reste ailleurs : le manque de reconnaissance, la précarité et l'insuffisante formation des animateurs chargés des enfants hors temps scolaire.

Le