Paris: handover ceremony at Hotel Matignon
Former French Prime Minister Michel Barnier and newly Francois Bayrou during the handover ceremony at Hotel Matignon, in Paris, France on December 13, 2024.//04SIPA_11586/Credit:Eric Tschaen -POOL/SIPA/2412132108

Budget : les anciens Premiers ministres et les ex-Présidents garderont finalement leurs avantages

La commission mixte paritaire n’a pas retenu ce 31 janvier l’amendement du Sénat au projet de loi de finances, qui proposait de mettre fin aux avantages dont bénéficient les anciens chefs d’Etat et anciens chefs du gouvernement.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dans une période de recherches d’économies tous azimuts, le vote du Sénat tenait plus du symbole que d’un réel impact budgétaire. La modification avait néanmoins fait grand bruit dans l’opinion publique. La suppression des avantages accordés aux anciens présidents de la République, comme aux anciens Premiers ministres, n’a pas survécu à la navette parlementaire. La commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de finances, réunie depuis le 30 janvier, a choisi de ne pas retenir cette modification opérée par le Sénat il y a plus d’une semaine.

L’amendement, porté par la centriste Nathalie Goulet, avait effacé dans le projet de loi de finances la ligne de 2,8 millions d’euros consacrée aux dépenses afférentes aux anciens présidents de la République et aux anciens Premiers ministres. Le budget vise notamment à financer une voiture avec l’attribution d’un chauffeur et d’un secrétariat s’ils n’en disposent pas dans le cadre d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une autre fonction publique. Mais également la prise en charge d’un loyer pour des bureaux, dans le cas des anciens présidents de la République.

« On recommencera »

Selon le Canard Enchaîné du 29 janvier, François Bayrou s’est opposé en personne à cette modification. « Il faut bien qu’il y ait dans l’Etat des choses stables […] Quand on occupe des postes à responsabilités dans des moments de crise, il y a forcément, pour le futur, des précautions à prendre », a-t-il déclaré devant les députés MoDem, selon l’hebdomadaire.

L’amendement devrait revenir dans le débat public, pour le budget 2026. « On recommencera l’année prochaine », a indiqué la sénatrice Nathalie Goulet auprès de Public Sénat.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Budget : les anciens Premiers ministres et les ex-Présidents garderont finalement leurs avantages
6min

Parlementaire

Périscolaire : le Sénat étend et renforce le « contrôle d’honorabilité » à l’ensemble des personnels aux contacts de mineurs

Le Sénat, qui examine le projet de loi sur la protection de l’enfance, a adopté ce jeudi 29 octobre un régime global de contrôle des antécédents judiciaires pour les personnes exerçant auprès de mineurs, qu’il s’agisse de professionnels ou de bénévoles. Ce dispositif, qui balaye de nombreux secteurs socio-professionnels, se veut notamment une réponse aux agressions constatées dans le périscolaire.

Le

Budget : les anciens Premiers ministres et les ex-Présidents garderont finalement leurs avantages
7min

Parlementaire

Protection de l’enfance : le Sénat rétablit l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs 

Elle avait été votée par les députés, puis écartée par la commission des lois. Mercredi 28 octobre, le Sénat a finalement rétabli l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur des mineurs, par 252 voix contre 80. Les rapporteures Agnès Canayer (LR) et Dominique Vérien (UC) l’avaient supprimée au nom de « la tradition juridique », qui réserve l’imprescriptibilité aux crimes contre l’humanité. Soutenue par le gouvernement, la mesure a fini par s’imposer dans l’hémicycle, au prix d’un débat où les convictions ont évolué et où les échanges se sont tendus.

Le

Budget : les anciens Premiers ministres et les ex-Présidents garderont finalement leurs avantages
5min

Parlementaire

Protection de l’enfance : le Sénat rétablit à une voix près l’ordonnance de sûreté de l’enfant

Le projet de loi sur la protection de l’enfance, examiné au Sénat ce mercredi 28 octobre, entend apporter des réponses à plusieurs défaillances du système de protection des mineurs, mises en lumière par des affaires récentes. Parmi les mesures débattues, l’ordonnance de sûreté de l’enfant, qui doit permettre de mettre rapidement à l’abri un mineur en danger sans attendre les conclusions de l’enquête judiciaire, a été rétablie dans la version adoptée par l’Assemblée nationale.

Le

Budget : les anciens Premiers ministres et les ex-Présidents garderont finalement leurs avantages
2min

Parlementaire

« La lutte contre le racisme est un combat de chaque instant » : le Sénat observe une minute de silence pour les victimes de l’attentat de Trappes

« Ce sont les valeurs de la République qui ont été bafouées », a déclaré Gérard Larcher ce mercredi 28 octobre, après la mort de Pengo Bossio Wangi. Ce Français de 26 ans d'origine africaine a été ciblé par une fusillade à Trappes, le 23 octobre, qui a également fait sept blessés, dont une fillette de 12 ans.

Le