Les pistes qui se dessinent pour les textes budgétaires de l’année 2025
Crédit : JEANNE ACCORSINI/SIPA/2411261943

Budget : reprise des débats attendue pour le 15 janvier au Sénat

L’examen du projet de loi de finances, suspendu par le vote de la censure, va reprendre la semaine prochaine au Sénat. Le gouvernement compte reprendre le texte existant, en le modifiant, pour aller vite.
François Vignal

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La reprise des travaux parlementaires, après la trêve des confiseurs, se précise. Le projet de loi de finances (PLF) 2025, dont l’examen a été stoppé net au Sénat, dès l’adoption de la motion de censure, va reprendre. Pour gagner un précieux temps, le gouvernement ne repart pas de zéro, mais compte reprendre le texte existant, en le modifiant. Les travaux reprendront là où ils en étaient, c’est-à-dire la seconde partie, sur les dépenses, ministère par ministère.

L’examen du budget reprendra la semaine prochaine au Sénat. La date de reprise du PLF devrait être, sauf surprise, le mercredi 15 janvier, a appris publicsenat.fr de source parlementaire, confirmant une information du Figaro. « C’est la tendance quasi sûre », confie-t-on. Ce calendrier doit encore être définitivement arrêté demain, lors d’une conférence des présidents du Sénat, à 17h30. Une bonne semaine d’examen est encore nécessaire pour arriver au bout du PLF.

La veille, le 14 janvier, François Bayrou tiendra son discours de politique générale, devant les députés. Un discours très attendu, notamment par la gauche, qui espère voir le gouvernement lui tendre la main sur plusieurs sujets. De quoi permettre une non-censure. Au même moment, ce devrait être a priori la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, numéro 2 du gouvernement par ordre protocolaire, qui lira le discours du premier ministre devant la Haute assemblée.

François Bayrou devrait tenir son discours de politique générale le 15 janvier au Sénat

Le lendemain, le 15 janvier, François Bayrou devrait tenir son discours de politique générale devant les sénateurs, une déclaration de type 50-1, a appris publicsenat.fr de source parlementaire. Une information non encore confirmée par les services de Matignon. Habituellement, la version du texte lue devant la Haute assemblée diffère légèrement, avec une partie sur les collectivités plus développée. La journée du 15 s’annonce donc bien chargée au Sénat.

La veille, les sénateurs siégeront également. Car la proposition de loi (PPL) sur les tickets-restaurant devrait a priori être inscrite à l’ordre du jour. « Elle est urgente, elle aussi », remarque une source sénatoriale. Et pour cause. Le texte permet de prolonger l’assouplissement des règles d’utilisation des tickets-restaurant dans les supermarchés. Le parcours législatif de la PPL a été suspendu par la censure du gouvernement. Pour l’heure, la possibilité d’utiliser des titres-restaurant en supermarché pour acheter des produits alimentaires n’est théoriquement plus possible depuis le 1er janvier.

Partager cet article

Dans la même thématique

Session of questions to the government at the Senate
5min

Parlementaire

Rave parties, rodéos urbains, protoxyde d’azote… que contient le projet de loi Ripost examiné au Sénat ?

Le Sénat se penche à partir de ce lundi 18 mai sur le projet de loi Ripost qui vise à créer de nouvelles sanctions contre des phénomènes comme les rave parties, les rodéos urbains ou encore la consommation de protoxyde d’azote. Ce texte très large devrait susciter quelques débats au Sénat,même si sa philosophie est soutenue par la majorité sénatoriale.

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
6min

Parlementaire

Aide à mourir : après un deuxième rejet de la part du Sénat, quel avenir pour le texte sur la fin de vie ?

En rejetant une nouvelle fois la légalisation de l'aide à mourir, le Sénat risque de s’exclure complétement du processus législatif sur cette réforme d’envergure. La tenue probable d’une commission mixte paritaire ne devrait pas permettre de dégager un consensus entre les deux chambres, tant les divisions sont importantes. Auquel cas, ce sont les députés, favorables à ce texte, qui auraient la main pour écrire la loi.

Le