Censure sur le budget 2025 : le RN actera sa stratégie lundi, selon Jean-Philippe Tanguy (RN)

Le chef de file du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy, sur le budget 2025, a dénoncé l'accord conclu en commission mixte paritaire ce 31 janvier. Les parlementaires de Marine Le Pen vont décider leur position lundi, vis-à-vis de la motion de censure.
Guillaume Jacquot

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« Il n’y a aucun compromis, c’est exactement le budget que voulait M. Attal, puis celui que voulait M. Barnier, puis que veut M. Bayrou, avec au passage juste des chèques pour les collectivités socialistes », s’est exclamé ce 31 janvier le député RN Jean-Philippe Tanguy.

Le député de la Somme a notamment fustigé l’attitude des socialistes, qui ont négocié ces dernières semaines avec l’exécutif des ajustements sur le budget. « Les socialistes ont vendu ce qu’il leur restait d’âme pour financer leur campagne à coups de milliards, que les contribuables devront payer », a-t-il réagi, face aux journalistes. Il s’en est également pris aux Républicains, qui ont vu disparaître en CMP sa réforme de l’aide médicale d’Etat (AME). « C’est la plus lourde humiliation des LR depuis longtemps. Ils n’ont même pas obtenu pour soutenir ce gouvernement macroniste 200 pauvres millions d’euros sur l’AME. »

Censure : « Nous verrons ce que le groupe, Marine Le Pen et Jordan Bardella arbitrent »

Investi sur les sujets énergétiques, le chef de file des députés RN sur le budget déplore également l’adoption de l’article 4, qui prévoit un nouveau dispositif visant à remplacer l’ARENH (l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique). « C’est extrêmement grave, puisqu’il va conduire à une intégration définitive de nos centrales nucléaires, sur le marché européen libéralisé », a-t-il expliqué, craignant une nouvelle hausse de « 10 % dans les années à venir » du prix de l’électricité.

Le Rassemblement national réserve pour le moment sa stratégie sur ce texte. Le groupe arrêtera sa position sur les conclusions de la CMP, lundi, à quelques heures de la séance à l’Assemblée nationale. « Avant de parler de censure, il faudrait savoir si M. Bayrou veut engager la responsabilité de son gouvernement sur cette CMP. Rien n’est moins sûr. Et si c’est le cas, nous verrons ce que le groupe, Marine Le Pen et Jordan Bardella arbitrent », annonce-t-il.

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