Congé menstruel : le Sénat rejette la proposition de loi des socialistes

Ce 15 février, le Sénat examinait une proposition de loi visant à créer un congé menstruel de deux jours par mois, pour les femmes atteintes de règles douloureuses et invalidantes. Un texte rejeté par la majorité sénatoriale, mais aussi par le gouvernement.
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Ce 15 février, le Sénat examinait une proposition de loi des élus socialistes, visant à permettre aux femmes atteintes de dysménorrhée – des règles douloureuses et invalidantes – d’avoir recours à un « congé menstruel » de 2 jours par mois. Malgré plusieurs amendements déposés par l’Union centriste, pour tenter de trouver un compromis avec la droite sénatoriale, les quatre articles du texte ont été rejetés.

« Nous avons perdu l’opportunité au Sénat, non pas d’être en avance sur la société, mais simplement d’être en accompagnement de ces évolutions. C’est regrettable pour le Sénat et pour les femmes qui devront encore attendre », regrette la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, rapporteure du texte. Autrice de la proposition de loi, la sénatrice socialiste Hélène Conway-Mouret salue tout de même que ce débat ait permis de « mettre sur la place publique un sujet de société ».

De son côté, le ministre de la Santé Frédéric Valletoux a reconnu l’importance de l’organisation d’un tel débat, tout en s’opposant au texte pour des raisons de respect du secret médical et craignant « des risques de discrimination à l’embauche ». « Ce sujet ne restera pas lettre morte, je prends l’engagement qu’on puisse le faire avancer encore », a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Congé menstruel : le Sénat rejette la proposition de loi des socialistes
7min

Parlementaire

Enfants placés : le Sénat adopte le droit automatique à un avocat après un compromis tendu

Derrière l’unanimité finale du Sénat, les débats autour de la proposition de loi garantissant un avocat à chaque enfant concerné par une mesure d’assistance éducative ont révélé de profondes fractures sur les moyens de la justice et le calendrier d’application. Après plusieurs jours de négociations et un compromis arraché avec le gouvernement, le texte doit désormais retourner à l’Assemblée nationale pour une adoption définitive espérée avant l’été.

Le