Crise énergétique : Il faut « des chèques énergie ciblés avec des conditions de ressources », alerte Patrick Kanner

Démarré il y a près de quatre semaines, le conflit au Moyen-Orient continue de produire des effets économiques majeurs à l’échelle mondiale. Prix du pétrole et du gaz, flux commerciaux, industrie automobile ou encore taux d’intérêt : les répercussions sont nombreuses.
Rédaction Public Sénat

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Comme lors des crises précédentes dans la région du Moyen-Orient, l’approvisionnement en hydrocarbures est directement affecté, entraînant une hausse des prix de l’énergie et une volatilité accrue sur les marchés financiers. En France, cette situation pèse sur la croissance, déjà fragilisée par l’inflation. Selon l’Insee, celle-ci devrait ralentir, avec une progression limitée à 0,2 % au premier comme au deuxième trimestre, même si l’économie devrait « résister » à ce stade.

Face à la hausse des prix de l’énergie, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner appelle à des mesures concrètes pour protéger les ménages, en particulier les plus modestes : « Encadrement des marges, contrôle des stations essence sur le terrain beaucoup plus que maintenant et probablement aussi une aide spécifique pour les foyers les plus modestes », propose-t-il. Il évoque notamment « des chèques énergie ciblés avec des conditions de ressources », estimant que « c’est ça la bonne solution ». Alors que le conflit semble s’enliser, l’élu anticipe « plusieurs mois très difficiles à passer ». Selon lui, il est indispensable d’agir rapidement : « Il faut aider les Français, mais les aider de manière ciblée. »

« Quand il y aura la pression des Français qui diront “on n’en peut plus”, le gouvernement pourra changer. »

Ces propositions ont toutefois essuyé une fin de non-recevoir de la part du gouvernement. « Nous ne sommes pas dans une économie administrée », a répondu la Maud Bregeon lors de la séance des questions au gouvernement. Une position contestée par Patrick Kanner, qui estime que la pression populaire pourrait faire évoluer la ligne gouvernementale : « Quand il y aura la pression des Français qui diront “on n’en peut plus”, le gouvernement pourra changer. » Il pointe également la situation budgétaire de l’État : « Le gouvernement est à la tête d’un budget en très grande difficulté (…) il ne faut pas faire payer l’incurie budgétaire du gouvernement aux Français les plus modestes. »

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