Justice des mineurs : « Tout ne peut pas être réponse éducative », « il faut que la sanction tombe », estime Max Brisson

Alors que le Sénat achève l’examen de la proposition de loi de Gabriel Attal sur la justice des mineurs, le sénateur LR, Max Brisson a estimé que le texte qui établit la comparution immédiate pour les mineurs de plus de 15 ans « était équilibré ».
Rédaction Public Sénat

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Mardi soir, en séance au Sénat, certaines mesures phares de la proposition de loi de Gabriel Attal visant à « restaurer l’autorité » de la justice à l’égard des « mineurs délinquants » ont été adoptées contre l’avis du rapporteur LR, Francis Szpiner. Le sénateur, avocat pénaliste craint de voir adopter des mesures inconstitutionnelles mais il est isolé au sein de son groupe qui, contrairement à lui, souhaite durcir le texte et a voté la comparution immédiate pour les mineurs de plus de 15 ans (lire notre article).

« Je ne suis pas un juriste […] Mais je me dis que nous sommes face à une jeunesse qui a des comportements de plus en plus violents […] Tout ne peut pas être réponse éducative à un moment donné, il faut que la sanction tombe », a-t-il estimé.

Max Brisson considère globalement que le texte est équilibré. « Il faut s’interroger pour savoir si nous sommes toujours en phase avec ce qu’attend la société ». « Aujourd’hui la société nous demande de la protection ».

Concernant la responsabilité des parents, ce spécialiste des questions de l’Education estime que la société « a donné des droits aux parents ». « Mais on a fini par leur faire oublier qu’ils avaient de devoirs vis-à-vis de leurs enfants ».

 

 

 

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