Gaza : « La France est fermement opposée à tout déplacement forcé de population », affirme Jean-Noël Barrot

Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est montré ferme face aux récentes déclarations de Donald Trump que ce soit sur un projet d’occupation américaine de la bande de Gaza ou sa menace d’élever les droits de douane.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Comment la France compte-t-elle peser au sein de l’Union européenne pour affirmer que la puissance stratégique qu’elle doit être face à un allié de plus en plus menaçant », a interrogé aux questions d’actualité du gouvernement la sénatrice Renaissance, Samantha Cazebonne.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a, d’abord, appelé « au sang-froid » face aux déclarations tous azimuts en provenance d’outre Atlantique.

Arès avoir reçu à la Maison Blanche le Premier, le ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président américain Donald Trump a dit vouloir prendre « le contrôle » de la bande de Gaza dévastée après 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, imaginant en faire une « Côte d’Azur du Moyen-Orient ». Pour ce faire, il imagine que les habitants de Gaza pourraient aller vivre en Jordanie ou en Egypte. A l’instar de la France, de nombreux pays et organisations ont exprimé mercredi leur opposition ou leur incompréhension à l’égard de cette proposition.

« La France est fermement opposée à tout déplacement forcé de population, ce qui consisterait en une violation manifeste du droit international, une atteinte à l’aspiration légitime du peuple palestinien et qui entraverait la mise en œuvre d’une solution à deux Etats. La seule susceptible d’apporter la paix et la stabilité dans la région », a estimé le ministre.

Et alors que Donald Trump a affirmé sa volonté d’imposer des droits de douane sur les produits européens, « alors l’Europe répliquera sans aucune espèce d’hésitation », a prévenu Jean-Noël Barrot qui rappelle qu’il réunira le 12 février prochain « les principaux pays européens pour aborder la suite de la situation avec un discours uni, ferme et serein face à ce qui peut provenir des Etats-Unis ».

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Gaza : « La France est fermement opposée à tout déplacement forcé de population », affirme Jean-Noël Barrot
7min

Parlementaire

Crise des lycées : « Les personnels de direction ne tiendront pas dans ces conditions », alerte les syndicats de chefs d’établissement

Alors que les images de pillages et d’affrontements du 17 octobre ont relégué au second plan la mobilisation lycéenne, les revendications des élèves restent entières. Auditionnés par la commission de la culture du Sénat, les syndicats de chefs d'établissement racontent des mois d'alertes ignorées et préviennent que la profession « ne tiendra pas » une nouvelle séquence comme celle-ci.

Le

Gaza : « La France est fermement opposée à tout déplacement forcé de population », affirme Jean-Noël Barrot
7min

Parlementaire

Enfants placés, violences sexuelles, … : les chantiers du gouvernement pour renforcer la protection de l’enfance

À une semaine de son examen en séance au Sénat, le projet de loi relatif à la protection des enfants a été défendu mardi 20 octobre par trois ministres devant les commissions des lois et des affaires sociales. Initialement consacré aux défaillances de l’aide sociale à l’enfance (ASE), le texte a été élargi après les révélations de violences sexuelles dans le périscolaire et la mort de la jeune Lyhanna. Il entend désormais mieux protéger les enfants placés, prévenir les violences sexuelles et renforcer les contrôles sur les adultes intervenant auprès des mineurs.

Le

Paris Street Protest October 17
6min

Parlementaire

Violences urbaines : commission d’enquête, débat « 50-1 », auditions… Le Parlement exige des explications après la journée chaotique du 17 octobre

Les oppositions, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, comptent bien user de leurs pouvoirs de contrôle pour faire la lumière sur les violents débordements qui ont marqué la journée de manifestation du 17 octobre. Au Sénat, la droite affiche son soutien aux forces de l’ordre, dont elle souhaite auditionner des représentants. Inversement, les groupes de gauche s’interrogent sur les limites de la « réponse sécuritaire » déployée par le gouvernement et pointent les failles du dispositif d’ordre.

Le