Emmanuel Moulin
Crédit : Stéphane Lemouton / SIPA / 2510091351

La nomination d’Emmanuel Moulin au poste de gouverneur de la Banque de France validée par le Parlement

Auditionné ce 20 mai par les commissions des finances des deux assemblées, le candidat proposé par Emmanuel Macron comme nouveau gouverneur de la Banque de France a reçu le feu vert des parlementaires membres des commissions des finances.
Guillaume Jacquot

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Emmanuel Moulin a réussi à convaincre suffisamment de députés et de sénateurs. Le haut-fonctionnaire, ancien directeur du Trésor, mais aussi secrétaire général de l’Élysée ou encore directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon, est approuvé comme futur gouverneur de la Banque de France, et successeur de François Villeroy de Galhau, dont le mandat s’achève.

Il a été entendu ce mercredi matin par les commissions des finances du Sénat, à 9 heures, puis de l’Assemblée nationale à 11 heures. À l’issue des questions-réponses, les parlementaires se sont exprimés par un vote favorable. 52 ont voté pour, 58 ont voté contre.

Selon l’article 13 de la Constitution, sur lequel repose le processus de ce type de nomination, il fallait 60 % de voix contre, sur l’ensemble des suffrages exprimés, pour empêcher la nomination du candidat proposé par Emmanuel Macron.

58 voix contre, loin de la majorité de blocage à 66 voix

Dans le détail, pour l’Assemblée nationale, on compte 72 votants dont un bulletin blanc ou nul, donc 71 suffrages exprimés. 25 ont voté pour, 46 contre.

Au Sénat, 43 membres de la commission ont participé au vote, dont 4 via un bulletin blanc ou nul, ce qui fait 39 suffrages exprimés. On relève 27 voix pour, et 12 contre.

Au total, sur les deux commissions prises dans leur ensemble, il y a 115 votants (dont 5 bulletins blancs ou nuls). Il y a 110 suffrages exprimés, soit une majorité de blocage fixée à 66 voix. Emmanuel Moulin recueille 52 voix en sa faveur, contre 58 parlementaires qui ont voté contre.

« Je me tiens donc devant vous en homme libre, en homme du service public qui sert l’État depuis 30 ans et qui s’engage à exercer ses fonctions en toute indépendance, en toute impartialité, tant à l’égard du pouvoir exécutif que des intérêts privés », a défendu le haut-fonctionnaire, alors que nombre d’oppositions ont épinglé sa proximité avec l’exécutif.

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