Nouvelle-Calédonie : « Sans un accord, le territoire ne pourra pas se rétablir », affirme François Bayrou

Interpellé par un sénateur indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre a réaffirmé son souhait « qu’un accord puisse être trouvé ». Alors qu’un projet de compromis est sur la table, le ministre des Outre-mer Manuel Valls doit retourner sur l’archipel fin avril pour poursuivre les négociations.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« L’émergence d’un accord gagnant-gagnant est attendu avec fébrilité, dans un pays mis à genoux par la crise », alerte le sénateur de Nouvelle-Calédonie, Robert Wienie Xowie, lors des questions d’actualité au gouvernement de ce 9 avril.

Si l’élu indépendantiste salue le projet d’accord mis sur la table par Manuel Valls, lors de sa visite sur l’archipel début mars, il estime que « l’accès vers la décolonisation reste une inconnue ». « Le processus engagé devra prendre en compte le transfert des compétences régaliennes, pour achever la parenthèse coloniale en Kanaky-Nouvelle-Calédonie », estime-t-il.

« La question de l’autodétermination est évidemment centrale »

Devant les sénateurs, François Bayrou a tenu à saluer le travail du ministre des Outre-mer, qui est parvenu à remettre tous les acteurs – indépendantistes comme loyalistes – autour de la table pour négocier un accord. « Le travail qu’il conduit va offrir à tous les habitants de Nouvelle-Calédonie, j’en suis persuadé, des perspectives importantes », indique le Premier ministre. Ce projet d’accord est vital pour l’archipel, après les émeutes de l’an dernier, estime-t-il : « J’ai la conviction que, sans un accord, le territoire ne pourra pas se rétablir. »

Le chef de l’exécutif a rappelé que « la question de l’autodétermination est évidemment centrale » et que « les conditions de son exercice sont au cœur des discussions qui ont lieu ». Manuel Valls doit d’ailleurs se rendre de nouveau à Nouméa pour poursuivre les négociations, « à la fin du mois d’avril », précise François Bayrou.

Face au sénateur indépendantiste, le Premier ministre rappelle tout de même que « trois référendums [d’autodétermination] se sont déroulés et que, même si le troisième a provoqué beaucoup de discussions, ils ont tous conclu à une réponse négative ». Quelle que soit l’issue des négociations, François Bayrou imagine que la forme des liens unissant Paris et Nouméa « sera forcément originale, comme elle l’a toujours été pour la Nouvelle-Calédonie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Nouvelle-Calédonie : « Sans un accord, le territoire ne pourra pas se rétablir », affirme François Bayrou
7min

Parlementaire

Guerre en Iran : « La France ne participera pas à des opérations de guerre pour ouvrir ce détroit par la force », assure Sébastien Lecornu

Près d’un mois après le début de la guerre en Iran et la flambée des prix des hydrocarbures, le premier ministre a répondu, dans l’hémicycle du Sénat, aux préoccupations des sénateurs sur la position de la France dans le conflit. Le chef du gouvernement rappelle que la France ne participera pas au conflit et en a profité pour faire quelques annonces relatives à la loi de programmation militaire, gage de l’indépendance de la position française à l’international.

Le