Présidence du Conseil constitutionnel : la nomination de Richard Ferrand approuvée de justesse

Le suspense a duré toute la matinée. Les députés et les sénateurs ont finalement confirmé la nomination de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel. La candidature de l’ancien député était proposée par Emmanuel Macron. Richard Ferrand a évité à une voix près le rejet du Parlement. Il succèdera à Laurent Fabius à partir du 8 mars.
Simon Barbarit

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A une voix, c’était ric rac mais c’est passé. Richard Ferrand a évité de justesse de véto des députés et sénateurs à sa candidature à la tête du Conseil constitutionnel. Si l’ancien président de l’Assemblée nationale a recueilli une majorité contre lui, elle n’a pas atteint, à une voix près, les trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions des lois, la majorité de blocage prévue dans la Constitution.

Dans le détail, au Sénat sur les 44 votants, 40 se sont exprimés. 26 ont voté contre et 14 pour. A l’Assemblée, sur les 72 votants, 57 se sont exprimés. 25 ont voté pour et 32 ont voté contre. La majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés était fixée à 59 voix contre, il n’y en a eu que 58 contre la candidature de Richard Ferrand. A noter que les 16 députés RN se sont abstenus.

Proposée par Emmanuel Macron dont il est proche, la candidature de Richard Ferrand avait fait grincer des dents (lire notre article). Une levée de boucliers avait laissé envisager jusqu’au bout un possible blocage de la part des élus.

« Je ne suis pas un professionnel du droit c’est vrai, mais comme vous un serviteur de la République », a-t-il reconnu devant les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat. Et pour répondre aux critiques autour de sa proximité avec Emmanuel Macron Richard Ferrand a assuré avoir « toujours été […] un homme libre ». « L’indépendance d’esprit est ma nature et ma culture », a-t-il insisté.

Richard Ferrand succédera à Laurent Fabius à partir du 8 mars. Son mandat a une durée de 9 ans non renouvelable.

 

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