Proportionnelle : « C’est la garantie pour tous les grands courants politiques du pays d’être représentés », estime François Bayrou

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le Premier ministre, François Bayrou a réaffirmé sa volonté de mener la réforme de scrutin de la proportionnelle aux législatives, et ce, malgré le rejet des Républicains.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Un poison pour la démocratie » générant de « l’instabilité gouvernementale » et « un régime des partis politiques ». C’est en ces termes que le président du groupe LR du Sénat, Mathieu Darnaud a qualifié le scrutin proportionnel pour les élections législatives.

Une réforme que le Premier ministre, fervent défenseur du scrutin proportionnel, est pourtant bien décidé à mener. Il a d’ailleurs entamé les consultations des forces politiques sur ce sujet aujourd’hui.

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, François Bayrou a logiquement contredit son interlocuteur en rappelant tout d’abord que le scrutin proportionnel « était celui par lequel sont élus 75 % des sénateurs ». « Et je n’ai pas le sentiment que ce mode d’élection a suscité un facteur d’instabilité », a-t-il estimé.

Le Premier ministre a insisté sur le fait « que tous les pays de l’Union européenne, sans exception, ont ce mode de scrutin » […] « La proportionnelle, c’est le scrutin du pluralisme et Dieu sait que dans la société dans laquelle nous vivons, fragmentée, archipelisée, on a besoin d’apaiser la réalité du pluralisme […] c’est la garantie pour tous les grands courants politiques du pays, c’est-à-dire pour tous les citoyens, d’être représentés à mesure de leur engagement et de leur vote ».

Enfin, il a rappelé qu’à la Libération, en 1944, alors à la tête d’un gouvernement provisoire, le général De Gaulle avait choisi le scrutin proportionnel. Ce à quoi Mathieu Darnaud a répondu « qu’en 1958, le même général De Gaulle est revenu sur ce mode de scrutin », en choisissant le scrutin majoritaire.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Proportionnelle : « C’est la garantie pour tous les grands courants politiques du pays d’être représentés », estime François Bayrou
6min

Parlementaire

Affaire Lyhanna : Sébastien Lecornu reconnaît un besoin « de moyens » pour la justice

Interpellé par la présidente du groupe CRCE-K, Cécile Cukierman, lors des questions au gouvernement au Sénat ce mercredi 10 juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réagi à l’affaire Lyhanna. Tout en défendant la nécessité de renforcer durablement les moyens de la justice, il a estimé que les premiers éléments recueillis dans l’enquête administrative faisaient apparaître des dysfonctionnements qui « n’ont rien à voir avec un problème de moyens ».

Le

Proportionnelle : « C’est la garantie pour tous les grands courants politiques du pays d’être représentés », estime François Bayrou
6min

Parlementaire

Projet de loi d’urgence agricole : la droite sénatoriale se prépare à réintroduire l’usage de l’acétamipride

La majorité sénatoriale compte profiter de l'examen du projet de loi d'urgence agricole pour tenter de réintroduire l'usage dérogatoire de l'acétamipride, un pesticide interdit en France mais toujours autorisé en Europe. Auditionnée ce mardi 9 juin, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, craint qu'une telle mesure ne compromette l'adoption globale du texte, déjà enrichi de nombreuses dispositions par l'Assemblée nationale, et dont certains articles font débats, notamment sur la gestion du loup.

Le

Proportionnelle : « C’est la garantie pour tous les grands courants politiques du pays d’être représentés », estime François Bayrou
8min

Parlementaire

Loi de programmation militaire : après un imbroglio lors des débats, le Sénat vote un texte amputé de son principal article

Le Sénat a largement adopté l’actualisation de la loi de programmation militaire, mais avec un effort supplémentaire ramené à zéro euro. C’est la conséquence d’un désaccord entre les sénateurs de droite, qui veulent 50 milliards de plus pour les armées, contre 36 milliards défendus par le gouvernement. Les discussions vont se poursuivre en vue de la commission mixte paritaire.

Le