FRA : Bouteille d’eau minerale en plastique
Petite bouteille d'eau minerale en plastique, produite par le groupe Nestle, le 4 juillet 2019. France. Small plastic mineral water bottle, produced by the Nestle Group, July 4, 2019. France.//04NICOLASMESSYASZ_2019_07_04a_507a/1907041524/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1907041530

Scandale des eaux en bouteille : les sénateurs PS veulent une commission d’enquête

Une commission d’enquête pour faire la lumière sur le scandale des eaux en bouteille, c’est ce que souhaite le groupe socialiste au Sénat qui va déposer une proposition de résolution visant à créer cette commission d’enquête.
Camille Gasnier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

En janvier 2024, Radio France et le journal Le Monde avaient publié une enquête révélant que, d’après un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), 30 % des marques d’eau en bouteille avaient commercialisé des eaux dites « minérales » ou de « source » alors que ces dernières étaient traitées de la même manière que l’eau du robinet. Ces eaux étaient impropres à la consommation, mais ont tout de même été vendues.

Un autre scandale visait plus particulièrement Nestlé Waters. En novembre 2023, l’Agence de sécurité sanitaire (ANSES) avait publié une note pointant du doigt la qualité des eaux commercialisées par la marque. Suite à cela, Perrier avait retiré 2 millions de bouteilles de la
vente.

Si le groupe socialiste qualifie ces scandales de « vaste tromperie commerciale », les sénateurs souhaitent éclaircir les raisons de la « défaillance des mécanismes de contrôle public », et de « l’inaction du gouvernement » sur la question.

La mission d’information relative aux politiques publiques en matière de contrôle du traitement des eaux minérales naturelles et de sources, rapportée par la sénatrice écologiste Antoine Guhl, a rendu ses conclusions aujourd’hui. Si les deux instances recoupent les mêmes sujets, les commissions d’enquête ont des pouvoirs d’investigation plus avancés que les missions d’information. Il est notamment obligatoire pour les personnes convoquées de s’y rendre, de la même manière que les rapporteurs d’une commission d’enquête bénéficient de pouvoirs de contrôle sur pièce et sur place.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Parlementaire

Jeux vidéo : le Sénat veut conditionner les aides publiques à des avancées concrètes pour les femmes

Le Sénat propose de faire de l’égalité femmes-hommes un critère d’attribution des aides publiques au secteur du jeu vidéo. Dans un rapport, la délégation aux droits des femmes estime que les financements publics doivent devenir un levier pour lutter contre le sexisme et favoriser la mixité dans une industrie où les femmes, pourtant près de la moitié des joueurs, restent largement absentes des studios, des compétitions professionnelles et des postes de direction.

Le

39166289029 (1)
7min

Parlementaire

Le Sénat approuve le projet de loi d’urgence agricole : le texte définitivement adopté par le Parlement

Le Parlement a définitivement adopté, après un dernier vote du Sénat ce mardi 21 juillet en fin de journée, le projet de loi d’urgence agricole. Ce texte permet notamment l’utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Une mesure défendue de longue date par la majorité sénatoriale de droite et du centre, mais qui a semé le trouble jusque dans les rangs du bloc central.

Le

Ceremony of the National Day of Remembrance of the Slave Trade, Slavery and their Abolitions
4min

Parlementaire

Projet de loi d’urgence agricole : comment les mesures sur les pesticides introduites par le Sénat menacent l’avenir du texte

Les mesures du Sénat sur le stockage de l’eau, et plus encore celles sur la réintroduction, à titre dérogatoire, de deux pesticides, menacent d’emporter l’ensemble du projet de loi d’urgence agricole. Alors que l’Assemblée doit s’exprimer une dernière fois sur ce texte en fin de journée, l’opposition de la gauche et les incertitudes du bloc central laissent planer l’ombre d’un rejet. Selon nos informations, l'exécutif, bien qu'en mesure d’amender le texte avant le vote, aurait choisi de laisser les députés trancher.

Le