Trump Alabama
Crédits : AP Photo/Mike Stewart

100 jours de Trump : « Donald Trump ne prend pas de décisions, il prend sa revanche », selon Claude Malhuret  

Les 100 jours de présidence Trump n’ont pas échappé à l’un des plus fins observateurs du gouvernement américain. Le sénateur de l’Allier, Claude Malhuret ( Horizons ) compare la politique menée par le président américain à une « farce sinistre ».
Clémentine Louise

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Claude Malhuret, sénateur de l’Allier ( Horizons ), a pris la parole à l’occasion des 100 jours du président américain à la Maison blanche. Dans son discours, il tenait à faire une rectification . « Dans mon précédent discours, je comparais le nouveau gouvernement américain à la cour de Néron. Je me trompais. C’est la cour de Caligula, qui avait un jour nommé son cheval Consul. Mais au moins son cheval ne faisait de mal à personne.»

Le sénateur passe en revue les ministres américains, selon lui, nommés « non pas malgré mais à cause de leur nullité »

 Un ministre de la santé qui ne sait même pas localiser sa vésicule biliaire expose ses théories fumeuses sur les dangers des vaccins ou l’origine du SIDA 

Claude Malhuret, sénateur de l'Allier ( Horizons )

« Le meilleur président russe de l’histoire américaine »

La santé, le commerce et la défense. Claude Malhuret s’insurge d’un gouvernement qui marche main dans la main avec le Kremlin. « Son plan [ le plan de paix de Donald Trump ]  pour un cessez-le-feu en Ukraine va au-delà des rêves les plus fous de Poutine : annexion de la Crimée, occupation de quatre oblasts, absence de garanties de sécurité pour Kiev et braquage des richesses minières. […] Ce qui est certain, c’est qu’il est le meilleur Président russe de toute l’histoire américaine. »

Un appel à la résistance 

Les 100 premiers jours de Donald à Washington sont une « farce sinistre » pour le sénateur, ponctués de décisions en cascades «désastreuses ». 

Claude Malhuret lance un appel, aux Républicains du Congrès d’abord, pour leur rappeler leurs valeurs, sur le libre-échange notamment. Aux Démocrates ensuite, « de faire entendre leur voix plus fortement qu’ils ne le font aujourd’hui.» Et enfin, à ces mêmes élus de convaincre les Américains de « se battre pour les valeurs qui ont fait de leur nation la plus libre, la plus riche et la plus puissante du monde.»

Le sénateur termine son discours sur une note d’espoir, et dit croire à ce soulèvement pour la défense des libertés « plus vite qu’on ne le pense ».

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