11 000 apprentis sans entreprise : Élisabeth Borne annonce des contrôles ciblés sur les centres
Invitée d’Audition publique, la ministre du Travail a été interrogée sur les alternances fictives sur le terrain. Élisabeth Borne a dans son viseur une dizaine d’organismes, où les jeunes sont nombreux à ne pas avoir trouvé d’entreprises. Elle n’exclut pas des sanctions en cas de fraude avérée.

11 000 apprentis sans entreprise : Élisabeth Borne annonce des contrôles ciblés sur les centres

Invitée d’Audition publique, la ministre du Travail a été interrogée sur les alternances fictives sur le terrain. Élisabeth Borne a dans son viseur une dizaine d’organismes, où les jeunes sont nombreux à ne pas avoir trouvé d’entreprises. Elle n’exclut pas des sanctions en cas de fraude avérée.
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Contre attente, dans une période chamboulée par le coronavirus, l’apprentissage se porte bien avec un haut nombre de contrats. « Plus de 450 000 jeunes » ont signé un contrat d’apprentissage, selon le gouvernement. Mais ce très bon cru recèle quelques zones d’ombre. « Je pense qu’il y a des organismes de formation qui n’ont pas totalement joué le jeu », a déploré ce 18 janvier 2021 sur Audition publique, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Élisabeth Borne.

Invitée de Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et du Figaro Live, Élisabeth Borne a épinglé certains centres récents, où beaucoup d’inscrits ne sont pas en situation d’apprentissage, dans les faits. « Il y a un certain nombre d’organismes de formation qui se sont déclarés centres de formation pour les apprentis depuis la rentrée, et qui ont un nombre conséquent de jeunes supposés être en apprentissage, dont un pourcentage très élevé n’a pas d’entreprise », a-t-elle expliqué. 11 000 jeunes seraient dans cette situation, selon la ministre, ajoutant qu’il appartenait aux centres de trouver à chacun une place en entreprise. La situation est fâcheuse pour le gouvernement, dont la stratégie repose sur le slogan « un jeune, une solution ».

« On va faire les contrôles sur les quelques organismes de formation », a-t-elle annoncé, évoquant une dizaine de sites qui ont attiré l’attention de ses services. Le cas échéant, en cas de fraude avérée, des sanctions seront prononcées. La ministre en a profité pour remettre les pendules à l’heure : « L’apprentissage ça doit être gratuit, il n’y a pas de frais d’inscription. »

Elle a ajouté que le gouvernement se tenait prêt pour également accompagner les jeunes « qui sont réellement dans un centre de formation d’apprentis » sans entreprise. « On va se retrousser les manches », a-t-elle promis.

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