Politique
Le chef de l’Etat, en déplacement aux côtés des forces de sécurité et des élus locaux dans la cité phocéenne, a admis un défaut d’anticipation dans la journée du 17 octobre, marquée par des violences urbaines.
Le
Par Guillaume Cros
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820. C’est le nombre de délits dits de « séparatisme » commis sur le sol français depuis 2021. Dans le cadre des questions au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est revenu ce mercredi 10 décembre sur le principe de laïcité à l’occasion du 120e anniversaire de la loi de 1905. Et il n’a pas masqué les attaques qui pèsent dessus depuis ces dernières années.
Le sénateur Thani Mohamed Soilihi (RDPI), inquiet de la montée de l’ « obscurantisme », a interrogé Laurent Nuñez sur l’efficacité des pouvoirs publics à « renforcer une pédagogie républicaine de la laïcité fidèle à l’esprit de 1905 ». Il a également rendu hommage aux professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard et a hissé l’école publique en « premier rempart contre les replis identitaires ».
En réponse à la question du sénateur de Mayotte, le ministre de l’Intérieur a rappelé l’existence de la loi de 2004 sur les signes religieux dans les écoles publiques et de la loi de 2021 confortant le respect des principes de la République. Cette dernière a introduit le délit de séparatisme permettant de poursuivre des personnes qui font pression sur des agents du service public pour obtenir une exemption des règles du service public.
L’ancien préfet de police de Paris a fait part de ses annonces du 9 décembre à l’Assemblée nationale visant à protéger ce « principe intangible » : la tenue d’une réunion du comité interministériel de la laïcité et la désignation d’une mission parlementaire courant 2026 « pour aborder la thématique dans sa globalité ».
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