156 députés appellent à légiférer sur l’euthanasie
Plus du quart des députés, pour la plupart de la majorité LREM-MoDem, ont demandé mercredi de légiférer en faveur de l'euthanasie...

156 députés appellent à légiférer sur l’euthanasie

Plus du quart des députés, pour la plupart de la majorité LREM-MoDem, ont demandé mercredi de légiférer en faveur de l'euthanasie...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Plus du quart des députés, pour la plupart de la majorité LREM-MoDem, ont demandé mercredi de légiférer en faveur de l'euthanasie en 2018 afin de "donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps", dans une tribune publiée dans Le Monde.

"Le choix de la personne doit pouvoir être respecté, quand il est libre, éclairé, soumis à nulle contrainte ou dépression, exprimé de façon réitérée, et que des médecins ont confirmé l'impasse thérapeutique", disent les députés dans cette tribune dont Jean-Louis Touraine (LREM) est "à l'initiative". Les premiers signataires rassemblent notamment la présidente de la commission des lois Yaël Braun-Pivet (LREM), le chef de file des députés PS Olivier Faure, l'ex-Premier ministre Manuel Valls ou encore le vice-président de l'Assemblée Yves Jégo (UDI/Agir).

Appelant à "sortir de l'hypocrisie", ils rappellent que "89% des Français considèrent important de légaliser l'euthanasie". "De nombreux Français en phase avancée d'une maladie incurable vont également chercher - et obtenir - la délivrance dans l'un ou l'autre des pays ayant déjà légiféré sur cette possibilité", disent-ils.

"Un malade en fin de vie, dans une +impasse thérapeutique+, peut obtenir une aide à mourir dans les hôpitaux français", affirment-ils. "Ces euthanasies sont pratiquées en toute illégalité. D'après l'Ined, entre 2.000 et 4.000 personnes reçoivent cette aide chaque année dans notre pays", écrivent-ils.

"Il en va aujourd'hui de cette question comme il en allait de l'IVG au début des années 1970", ajoutent-ils, appelant à "sortir de l'hypocrisie qui prive certains d'une aide souhaitée et qui impose à tous une agonie pénible". "C'est pourquoi nous, députés issus d'horizons différents, proposons de légiférer en ce sens au cours de l'année 2018", concluent les signataires de la tribune.

Partager cet article

Dans la même thématique

156 députés appellent à légiférer sur l’euthanasie
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le